Venue de France, l'expérience Climate Sense s'est arrêtée à Esch cette semaine pour faire découvrir au grand public à quoi pourrait ressembler notre vie quotidienne sous les 50 degrés à l'ombre.
Si le réchauffement climatique apparaît aujourd'hui comme une évidence pour une grande partie de la population, la réponse ne semble toujours pas à la hauteur des enjeux. Il faut dire que si les changements sont réels, ils sont aussi progressifs, au point que l'on s'y habitue petit à petit sans voir l'urgence arriver. Pourtant, d'ici 2050, l'Europe et le Luxembourg pourraient bien connaître régulièrement des pics de chaleur dépassant les 50 °C.
Face à cette situation qui semble inéluctable, le Human Adaptation Institute a peut-être trouvé une solution. «Le changement vient toujours d'un ressenti, affirme Eva Macaigne, directrice impact au sein de l'institut. On a besoin des émotions pour changer de comportement.» C'est ainsi qu'est né Climate Sense, une expérience permettant de ressentir littéralement le poids du réchauffement climatique.
Après une première tournée en France et en Suisse, celle-ci s'est arrêtée avec son camion sur la place de l'Hôtel-de-ville à Esch pour la Semaine du climat organisée par la commune du 18 au 26 avril (lire encadré). Le thème de cette année, «L'eau dans les extrêmes : sécheresses, inondations et résilience», collait parfaitement à l'expérience à laquelle se sont notamment prêtés le bourgmestre Christian Weis et deux de ses échevins, Meris Sehovic et Bruno Cavaleiro.
«C'est invivable»
À l'intérieur, la chaleur s'abat tout de suite. Mais Climate Sense n'est pas un sauna, il est là pour donner un aperçu, durant trente minutes, de ce à quoi pourrait ressembler la vie quotidienne sous 50 °C à l'ombre. L'espace se divise donc en ...
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