Complétée par le bassiste Pol Belardi, Jeff Herr Corporation revient aux affaires et gonfle son groove d’électronique. Une résurrection qui prend la forme d’un cinquième album présenté cette semaine au festival Like a Jazz Machine.
Voilà un étonnant retour, sur la forme comme dans le timing. Celui de Jeff Herr Corporation, trio qui, après sept années dans l’ombre, reprend la lumière sous une lune nouvelle. Ou plutôt cinq, du nom de l’album, Five Moons, qui sera dévoilé dimanche sur la scène du festival Like a Jazz Machine à Dudelange.
Mais déjà, la production, articulée autour de huit titres, fait la joie des critiques en Europe. En Belgique ou aux Pays-Bas, on évoque ainsi un disque «radical» qui, plus que «moderne», est carrément «futuriste». Son compositeur et père porteur préfère parler de «concept», avant de rappeler que Herbie Hancock et son Future 2 Future de 2001 étaient en avance sur tout le monde pour ce qui est de fusionner le jazz traditionnel à la modernité de l’électronique.
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