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Michel Polnareff : « Oui, j’ai fêté ma sortie d’hôpital avec une coupe, quel problème ? »


Maladie réelle ou imaginaire? La polémique ne cesse d'enfler après l'annulation par le chanteur, le 2 décembre, de son concert à la salle Pleyel. (photo AFP)

Michel Polnareff a quitté jeudi soir l’hôpital américain de Paris, à Neuilly-sur-Seine, « guéri » mais « pas totalement remis », après douze jours d’hospitalisation pour y soigner une embolie pulmonaire. Mais la polémique bat son plein : son producteur doute de sa maladie et lui demande des comptes.

« On peut considérer qu’il est guéri », a déclaré vendredi le Dr Philippe Siou. « Il est sorti dans la plus grande discrétion de l’hôpital américain hier (jeudi) soir. Il est guéri, mais il n’est pas totalement remis. Il est parti en convalescence, il est très fatigué ».

« Il est sorti cette nuit à 23H00, il est parti se reposer en province et ne souhaite pas s’exprimer », a confirmé Fabien Lecoeuvre, attaché de presse du chanteur de 72 ans.

L’interprète du « Bal des Laze », qui a enchaîné près de 70 concerts depuis le printemps, avait annulé les 2 et 3 décembre deux concerts de Paris et Nantes en se disant « totalement épuisé » après une sinusite ayant évolué en bronchite. Une embolie pulmonaire avait été diagnostiquée lors de son hospitalisation, le 3 décembre. Son pronostic vital avait même été engagé pendant 48 heures, selon le Dr Siou.

Il est encore « prématuré » d’évaluer la durée de sa convalescence, a expliqué vendredi le médecin, tout en confirmant qu’elle pourrait durer plusieurs semaines. « Il a été très fatigué par deux choses: la première, par la maladie; comme je l’ai dit, c’était une maladie avec un pronostic vital donc ce n’était pas neutre, et par toutes les polémiques et mises en causes qu’il a dû assumer depuis son lit d’hôpital et qui l’ont particulièrement accablé », a-t-il affirmé.

Polémique

Selon une enquête du Journal du Dimanche, les annonces alarmantes sur l’état de santé de Michel Polnareff pourraient avoir « servi à légitimer l’annulation de deux concerts », version fermement contestée par l’entourage du chanteur et son médecin.

Gilbert Coullier, le producteur des concerts de Michel Polnareff depuis 2007, a notamment fait réaliser le 2 décembre un constat d’huissier décrivant le chanteur accoudé au bar de son palace à l’heure où il devait monter sur scène à Paris, salle Pleyel.

À sa sortie de l’Hôpital américain de Neuilly, jeudi dernier, il s’était également rendu directement au bord d’un palace. Ce qu’il a confirmé ce dimanche dans un tweet :

Son état moral est « mauvais », en raison des « accusations dont il a été victime », mais aussi de « son état de santé » qui « continue de l’inquiéter », a encore affirmé vendredi le Dr Siou.

Le médecin a toutefois assuré que le chanteur n’avait pas de séquelle. « Grâce à des thérapeutique modernes dont nous disposons aujourd’hui (…) on arrive parfaitement à dissoudre les caillots et ça se voit très bien sur les examens, » a-t-il précisé. Quant à un éventuel retour sur scène de « l’Amiral », « il faudra faire d’autres visites de contrôle », a-t-il prévenu.

Michel Polnareff, de son côté, a encore rendu hommage à son médecin sur les réseaux sociaux.

« Je pense sincèrement que le Dr. Siou, qui m’a sauvé la vie, ainsi que l’ensemble de son équipe de l’Hôpital américain de Paris, mérite des excuses publiques de ceux ou celles qui ont mis en doute son diagnostic, son intégrité et ses résultats », écrit-il sur Facebook.

Le manque à gagner entraîné par l’annulation des deux concerts prévus à Paris et à Nantes, les 2 et 3 décembre, est évalué par son producteur Gilbert Coullier à 450 000 euros. Il n’exclut pas des poursuites.

Le Quotidien / AFP

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