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Les réserves de pétrole du Grand-Duché pourraient être mobilisées


Le pays soutient une action de l'AIE. (Photo : Julien Garroy)

Face à l’envolée des prix des carburants et aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le Luxembourg s’associe à l’action d’urgence de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Dans le contexte de la flambée des prix du pétrole et face aux risques de la guerre au Moyen-Orient sur l’approvisionnement mondial en pétrole, le Luxembourg a décidé d’apporter son soutien à une action coordonnée de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Cette initiative vise notamment à mobiliser jusqu’à 400 millions de barils de pétrole dans le but de stabiliser les marchés et de compenser la perte de l’approvisionnement due à la fermeture effective du détroit d’Ormuz;

«Le gouvernement se prononcera sur une éventuelle mise en circulation d’une partie des stocks de sécurité du Grand-Duché, ainsi que sur les volumes concernés», indique le ministère de l’Économie dans un communiqué. Il précise également «qu’à ce stade, aucune difficulté d’approvisionnement n’a été constatée sur le territoire national». Les prix des carburants, eux, ont fortement augmenté ces derniers jours. Le diesel a subi une hausse de 34 centimes, 13 centimes pour le SP 95 et 8 centimes pour le SP 98.

«La situation actuelle rappelle à quel point l’Union européenne demeure vulnérable tant qu’elle dépend d’importations d’énergies fossiles coûteuses et exposées à des risques géopolitiques. Elle souligne également l’importance cruciale d’accélérer la transition énergétique afin de garantir la résilience nationale et européenne», conclut le ministère de l’Économie.

Le plus important» déblocage de stocks de l’histoire de l’AIE

À l’image du Luxembourg, de nombreux pays de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont décidé mercredi de débloquer massivement leurs réserves stratégiques de pétrole pour contrer la flambée des prix, en parallèle d’une réunion des dirigeants du G7.

Cette décision prise «à l’unanimité» débouche sur «le plus important» déblocage de stocks de l’histoire de l’institution, dont sont membres 32 pays parmi lesquels ceux du G7 (États-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon et Canada) mais aussi l’Australie ou le Mexique. Auparavant, Tokyo et Berlin avaient pris les devants en annonçant leur décision nationale de puiser dans leurs réserves stratégiques sans attendre la déclaration commune.

Ces 400 millions de barils libérés par l’AIE représentent «environ 20 jours des volumes exportés via le détroit d’Ormuz», a indiqué Emmanuel Macron à l’ouverture d’une visioconférence avec ses homologues du G7, présidée cette année par la France.

La décision de l’AIE a été prise «grâce à la coordination» de ce forum de pays riches, qui réunissent à eux seuls «environ 70 % des réserves qui sont contrôlées par l’Agence internationale de l’énergie», a souligné le président français, saluant «un signal clair pour faire baisser les prix mondiaux».

Le Quotidien avec AFP

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