Qui dit rentrée scolaire dit révisions. Des cours, mais aussi des bases de la sécurité routière. Parents et écoliers sont sollicités pour éviter les accidents sur le chemin de l’école.
Terminées, les courses insouciantes en trottinette ou à vélo, dans quelques jours, les écoliers vont endosser leur cartable et reprendre le chemin de l’école. Certains s’y rendront dans la chaleur douillette de la voiture de papa, d’autres longeront les rues en compagnie de camarades ou d’un parent qui les accompagnera dans la froideur du petit matin avant de refaire le chemin inverse après avoir usé les bancs de l’école.
Distraction, joie de retrouver ses camarades, parents stressés d’aller travailler et autres automobilistes pressés font de ce trajet somme toute anodin un trajet parfois dangereux, qu’il soit effectué à pied, sur un deux-roues ou en voiture. Vigilance et prudence sont donc de mise pour tous les usagers de la route, écoliers et parents y compris.
Des balises le rappelant ne vont pas tarder à apparaître le long des routes des communes à l’approche de la rentrée des classes, pour en freiner certains. Surtout aux abords des établissements scolaires. D’une rentrée des classes à l’autre, tout le monde semble avoir perdu ses bons réflexes. Dès lors, une piqûre de rappel s’impose. Comme chaque année, la Sécurité routière et la police grand-ducale s’en chargent à travers des campagnes de prévention, répétant inlassablement les mêmes conseils.
En Wallonie voisine, en moyenne, chaque année, 400 enfants âgés de 3 à 17 ans, soit deux par jour, sont victimes d’un accident de la route sur le chemin de l’école, selon les statistiques de l’Agence wallonne pour la sécurité routière. Au Luxembourg, les accidents dits de trajet scolaire sont noyés dans les statistiques de l’Association assurance accident (AAA) ou de la police grand-ducale et ne sont donc pas dénombrés de manière spécifique.
Le Statec a cependant recensé 1 126 accidents de la circulation en 2025. 15 % d’entre eux impliquaient des piétons, dont huit ont été tués, contre trois l’année précédente.
La route, ça s’apprend!
Pour réduire les risques d’accident, une répétition générale du trajet avec les enfants s’impose. Il s’agira de repérer les endroits les plus dangereux et de (ré)apprendre les bons comportements à adopter en tant que piéton ou cycliste. La Sécurité routière conseille d’effectuer plusieurs passages et rappelle que «le chemin le plus sûr n’est pas forcément le chemin le plus court».
Les enfants sont particulièrement vulnérables au moment de traverser la chaussée. Aux passages pour piétons, regarder à gauche et à droite puis à nouveau à gauche pour repérer les voitures est un bon départ, surtout s’ils ne sont pas encadrés par des feux de signalisation ou si des voitures en stationnement ou un virage obstruent la visibilité. «Lorsque l’enfant marque son intention de traverser, il doit attendre que la route soit libre ou que les véhicules soient complètement arrêtés avant de traverser. Apprenez à l’enfant à entrer en contact visuel avec le chauffeur pour s’assurer qu’il l’a bien vu», poursuit l’association. Même quand le feu passe au vert!
Les écoliers doivent avoir conscience des risques. La route, ça s’apprend! Également dans une brochure éditée par la Sécurité routière. Ou à travers les conseils de la police grand-ducale adressés aux petits et aux grands. Un itinéraire avec des trottoirs ou des accotements larges et praticables est à privilégier.
«En empruntant les trottoirs, les écoliers doivent se tenir le long des maisons et jardins au lieu de marcher sur le bord du trottoir près de la rue. Les enfants plus âgés et plus expérimentés marchent côté route afin de protéger les moins expérimentés», préconise notamment la police grand-ducale après avoir insisté sur les principes de base. Comme ne pas courir ou être visible. Des vêtements réfléchissants peuvent être portés pour plus de visibilité surtout au petit matin et en fin d’après-midi en hiver. À pied ou à vélo, tout est question de visibilité, de prise en compte des risques et de comportement approprié à la situation rencontrée. Se précipiter ne sert à rien.
«Un comportement exemplaire»
Idem pour les adultes, accompagnateurs ou automobilistes de passage. Les parents sont en premier sollicités par la police grand-ducale, qui les incite à être «exemplaires dans leur comportement, les enfants imitant leurs parents». Il s’agit donc de «respecter les dispositions du code de la route telles que les limitations de vitesse, les interdictions de stationnement et le port de la ceinture de sécurité même pour les trajets courts».
Autres conseils adressés aux parents, grands-parents ou nounous qui conduisent les enfants en voiture jusqu’à l’école, «veillez à ce que l’enfant descende toujours du côté du trottoir» et «à la sortie de l’école, n’attendez pas du côté opposé de la rue, l’enfant risque de traverser la rue sans faire attention». L’Automobile Club ajoute de veiller à ce que le siège auto soit toujours adapté à son passager.
Les automobilistes sont, eux aussi, appelés à la prudence aux abords des établissements scolaires, des arrêts de bus et des passages pour piétons en adaptant leur vitesse et leur conduite. «Soyez prêts à freiner à tout moment», prévient la police. «N’oubliez pas que les enfants ne savent pas évaluer les vitesses et ont des difficultés à reconnaître certaines situations dangereuses.» Si les adultes n’y veillent pas, la police grand-ducale y veillera pour eux. Chaque année, elle organise des contrôles routiers autour des écoles.