Le studio Soundtastic dévoile les coulisses des voix qui rendent plus accessibles les films étrangers. Un métier de l'ombre menacé par la progression à grande vitesse de l'IA.
«Quand on est doubleur, on est habitué à être dans l’ombre.» Le studio Soundtastic illustre bien cette formule d’Alexandre Gibert, son directeur artistique. Depuis la rue Roosevelt de Differdange, rien ne laisse deviner qu’un complexe de deux étages est entièrement consacré à la post-production.
À l’intérieur, certaines salles sont dédiées au son, et d’autres à l’image, à travers la seconde facette du lieu : le studio L’Imagerie. Mais dans chaque pièce, les écrans font face à de larges tables de mixage, couvertes de boutons et de curseurs. Le studio peut ainsi accompagner un film presque jusqu’au bout.
«On peut faire toute la post-production ici, à part les effets spéciaux très compliqués», résume Alexandre. Cependant l'endroit qui nous intéresse le plus ici, n’est pas le plus lumineux. Au contraire, dans la salle de doublage, se trouve le minimum : un écran de projection dans une atmosphère coupée du monde extérieur par l’insonorisation, et puis à l’écart, une petite cabine entourée de mousse. C’est là, isolé du reste, que le comédien se retrouve face au micro, ...
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