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Des aménagements pour favoriser la mobilité douce à Luxembourg


Le réseau cyclable sera amélioré à Luxembourg dans le cadre du plan de mobilité. (Photo : fabrizio pizzolante)

La Ville de Luxembourg a présenté, mardi, lors d’une conférence de presse, son concept de mobilité douce, qui s’intègre dans son plan de mobilité, lequel devrait être finalisé d’ici 2035.

Dans le cadre de ce plan visant à promouvoir la mobilité douce, la commune a identifié 21 corridors et 30 points de connexion qui ont fait l’objet d’une étude menée par le bureau Gehl. L’objectif de cette étude, dont le coût s’élève à 356 000 euros, est d’atteindre les cibles fixées en matière d’amélioration et d’extension des réseaux cyclable et piéton. Pour y parvenir, un système d’évaluation et d’analyse a été développé.

Pour les infrastructures cyclables, celui-ci repose sur quatre critères : la sécurité, le confort, l’attractivité et le caractère direct des trajets. Pour les déplacements à pied, un cinquième critère s’ajoute : la qualité du séjour dans l’espace public, qui constitue l’un des facteurs déterminants.

Le système d’évaluation intègre également d’autres éléments, tels que les doléances des riverains, les statistiques d’accidents ainsi que les projets et travaux en cours de réalisation.

Coût de l’étude : 356 000 euros

«En ce qui concerne le réseau piéton, il ressort de l’étude qu’il est déjà très bien adapté aux déplacements pédestres», a indiqué Patrick Goldschmidt, échevin, lors de la conférence de presse. C’est donc sur le réseau cyclable que se concentreront les principaux efforts.

«Pour les 21 corridors et les 30 points de connexion que nous avions identifiés, le bureau d’études a élaboré des plans conceptuels. La faisabilité de ces projets sera examinée en tenant compte des infrastructures déjà existantes, des travaux en cours ou à venir ainsi que des normes et réglementations en vigueur», détaille Paul Hoffmann, ingénieur-directeur au sein de la direction Mobilité de la Ville.

Il précise que «lorsqu’elle est possible, une séparation entre les piétons et les cyclistes est toujours privilégiée, mais nous devons tenir compte de nombreuses contraintes. Des arbitrages doivent également être réalisés de temps à autre avec, parfois, une réduction du nombre de places de stationnement afin de permettre la création d’une bande de circulation destinée aux cyclistes.»

Huit tronçons prioritaires

C’est sur cette base que huit corridors ont été identifiés et priorisés en vue d’une réalisation à court terme. Il s’agit du boulevard Franklin-D.-Roosevelt et de l’avenue Marie-Thérèse, de l’avenue Jean-Pierre-Pescatore, du boulevard Marcel-Cahen et de la place de France, de la rue des Aubépines (tronçon entre le Val Sainte-Croix et la route d’Arlon), de la rue de Trèves et de la rue de Cents, de l’allée Pierre-de-Mansfeld, de la rue de Merl ainsi que du boulevard de Verdun et du boulevard Grande-Duchesse Joséphine-Charlotte.

«Ces tronçons n’ont pas été déterminés en fonction de leur importance, mais de la facilité de réalisation des travaux ou de leur intégration à des chantiers en cours», ajoute Paul Hoffmann, de la direction Mobilité.

Aujourd’hui, la Ville compte quelque 30 000 abonnements annuels au service de location de vélos et un peu plus de 40 % des déplacements y relèvent de la mobilité douce. L’objectif est de porter cette part à 51 % d’ici 2035, date à laquelle l’ensemble des aménagements devrait être finalisé.

Si les autorités espèrent voir augmenter le nombre de piétons et de cyclistes, il sera également indispensable de prévoir des infrastructures supplémentaires, notamment davantage d’emplacements de stationnement pour les vélos.

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