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[Cinéma] Villerupt n’arrive pas à départager 


Photo : festival de villerupt

Pour sa 49e édition, le festival du Film italien sacre non pas un mais deux films : Le Bambine et Tienimi Presente. 

L’autrice Céline Righi, membre du jury et native de Villerupt, est catégorique : «C’était impossible de départager ces deux coups de cœur. Ils sont différents mais avec un dénominateur commun : ils nous ont pris aux tripes!», raconte-t-elle, justifiant leur choix de sacrer deux films parmi les douze œuvres en compétition lors de cette 49e édition du festival du film italien, qui s’achève ce dimanche. Depuis vendredi, le haut du podium est ainsi occupé par Tienimi Presente d’Alberto Palmiero, et Le Bambine de Valentina Bertani et Nicole Bertani.

Elle poursuit : «Le premier nous a touchés par sa tendresse, son humour, ses doutes qui nous ont fait penser au cinéma de Nani Moretti. Le second, lui, nous a bousculés par son regard sans concession sur l’enfance et la brutalité que peuvent exercer parfois les adultes». Deux films sur la première marche? «Ce n’est pas la première fois qu’il y a des ex aequo. Mais c’est mérité. Alberto Palmiero raconte tous les problèmes rencontrés pour sortir son long métrage. Quant aux seconds, ils ont aussi reçu la préférence du jury jeunes, c’est dire la qualité de ce qu’ils nous proposent», commente Oreste Sacchelli, directeur artistique de la quinzaine.

Naples «dans toute sa splendeur»

Dans Tienimi Presente, Alberto Palmiero joue son propre rôle : celui d’un jeune réalisateur qui renonce au cinéma et rentre vivre chez ses parents, à Aversa. Le long métrage avait reçu le prix du meilleur premier film à la Festa del Cinema de Rome l’année dernière. Pour sa part, Le Bambine se passe pendant l’été 1997. Linda, 8 ans, suit sa mère Eva de la villa suisse de sa grand-mère jusqu’en Italie, où elle se lie d’amitié avec deux sœurs, Azzurra et Marta. Les sœurs Valentina et Nicole Bertani, réalisatrices, y racontent leur propre enfance. Le film était le seul film italien en compétition au festival de Locarno en 2025. 

Photo : festival de villerupt

Un autre film fait également la passe de deux : Armony, de Dario Albertini, qui repart avec l’Amilcar du public et celui des professionnels, décerné par un jury d’exploitants et de distributeurs. Valerio Mastandrea y joue un chauffeur routier tout juste à la retraite, qui se retrouve seul avec sa nièce de 6 ans (Asia Argento et Ornella Muti figurent au casting).

Enfin, un quatrième et dernier nom figure sur la liste des primés : Il fuoco che ti porti dentro, d’Edoardo De Angelis, «un film napolitain dans toute sa splendeur!», soutient l’organisation. Précisons que le réalisateur était l’invité de cette édition, déjà honoré, donc, de l’Amilcar de la Ville. Durant 17 jours, quelque 72 films étaient à l’affiche.

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