Accueil | A la Une | Plaques «SS» : l’État ne touchera pas aux 50 combinaisons interdites encore en circulation

Plaques «SS» : l’État ne touchera pas aux 50 combinaisons interdites encore en circulation


Les plaques d'immatriculation personnalisées ont la cote au Luxembourg. (Photo : archives editpress)

Cinquante véhicules dont les plaques d’immatriculation comprennent des combinaisons de lettres exclues depuis 2003 circulent encore. La future procédure de retrait ne les concernera pas, confirme la ministre de la Mobilité.

Le Luxembourg ne suivra pas l’exemple belge. Depuis le 1er octobre, un arrêté royal permet à l’administration belge de radier d’office une plaque d’immatriculation personnalisée au contenu offensant. Elle doit en contrepartie proposer un remplacement gratuit et ouvrir une voie de recours. Interrogée par les députés LSAP Mars Di Bartolomeo et Yves Cruchten, la ministre de la Mobilité, Yuriko Backes, écarte toute mesure similaire pour les numéros déjà attribués.

Dans sa réponse, Yuriko Backes précise que les numéros d’immatriculation personnalisés sont déjà très répandus dans le pays. Sur tous les véhicules en circulation, on compte près de 284 000 numéros affectés à un véhicule, dont quelque 225 000 au format deux lettres et quatre chiffres. En 2025, plus de 50 000 personnalisations ont été enregistrées.

La ministre ajoute que 50 plaques en circulation comportent une combinaison de lettres exclue depuis 2003, dont «SS». Comme elles ont été attribuées avant l’entrée en vigueur des restrictions, elles restent valables, puisque ces règles ne sont pas rétroactives.

Le gouvernement prépare la réforme prévue par l’accord de coalition 2023-2028, qui introduira des plaques entièrement personnalisables contre redevance. Les combinaisons demandées seront examinées au préalable, explique la ministre, afin d’écarter celles à caractère «injurieux, discriminatoire, haineux ou contraire aux bonnes mœurs».

Un retrait après attribution est aussi envisagé, sur avis motivé d’une commission d’examen. Les garanties, les recours et les conditions de remplacement seront précisés pendant les travaux législatifs. Ce dispositif portera «exclusivement» sur les nouvelles plaques.

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.