Pour son ultime projet, à découvrir au festival de Villerupt, le dernier producteur corsaire du cinéma italien a voulu raconter la vie et l’œuvre du «pire réalisateur» de Cinecittà, Tanio Boccia.
Le film commence par une image d’archive de Federico Fellini au lendemain des Oscars 1974, où le «Maestro» a remporté pour la quatrième fois de sa carrière la statuette du Meilleur film étranger pour Amarcord. Interviewé à Rome par un journaliste, il raconte que c’est son vieil ami, l’acteur Alberto Sordi, qui lui a annoncé la nouvelle de cette manière : «Bon sang, Federico, j’espérais te donner une bonne nouvelle, mais malheureusement ce n’est pas toi qui as gagné l’Oscar, à la radio ils ont dit qu’ils l’ont donné à Tanio Boccia…» Si l’anecdote a bien fait rire Fellini et son intervieweur, c’est parce que Boccia traînait alors la réputation de «pire réalisateur du cinéma italien». Et «même s’il avait son petit succès, car les gens aimaient ce genre de films d’aventure populaires, il n’était pas très connu», signale Karen Di Porto, qui réhabilite cette figure excentrique dans Il grande Boccia, dont les prochaines projections ont lieu lundi, mercredi et dimanche au festival du Film italien ...
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