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CGDIS : près d’une vingtaine de cas de harcèlement moral ou sexuel en 5 ans


(Photo archives editpress/didier sylvestre)

Alors qu’une enquête est en cours au sein du CGDIS sur une affaire de harcèlement, le ministre des Affaires intérieures a apporté des précisions sur les chiffres des dernières années.

Mercredi 28 octobre, un communiqué du CGDIS annonçait que des signalements relatifs à une situation de harcèlement avaient été portés à la connaissance de la Direction générale. Alors qu’une enquête est en cours, et qu’un point de contact a été mis en place, la députée Josée Lorsché (déi gréng) a souhaité en savoir plus sur cette affaire ainsi que sur les cas similaires signalés ces cinq dernières années.

Le ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden (CSV) a répondu que les faits se sont produits le 16 octobre et ont été portés à la connaissance du directeur général le 19 octobre. «Dès réception de ces informations, des mesures conservatoires et protectrices ont été prises.» Au cours des cinq dernières années, le CGDIS a enregistré en tout 10 signalements pour des cas de harcèlement moral et huit pour harcèlement sexuel.

On compte également vingt signalements de comportements inappropriés et 44 relatifs à des situations de conflit. «Il faut noter qu’un conflit ou un comportement inapproprié ne constituent pas automatiquement une situation de harcèlement. De nombreuses interventions visent surtout à traiter les difficultés relationnelles à un stade précoce afin d’éviter leur aggravation.»

 

Concernant le harcèlement moral, huit enquêtes ont été menées et quatre mesures disciplinaires prises jusqu’à présent. Pour le harcèlement sexuel, dix enquêtes ont été menées et sept mesures disciplinaires prises. Ces mesures peuvent constituer un ordre de justification, l’ouverture d’une procédure disciplinaire ayant abouti selon le cadre applicable et les circonstances de chaque situation à un classement sans suite, un rappel à l’ordre, un avertissement formel, une retenue sur salaire, une suspension temporaire, un déplacement interne, une rétrogradation ou une exclusion définitive des rangs du CGDIS.

«Les comportements inappropriés et les conflits peuvent également donner lieu à des enquêtes et à des mesures disciplinaires, ajoute le ministre. L’approche privilégiée repose toutefois sur la prévention, l’écoute, la médiation et l’accompagnement des personnes concernées et des responsables hiérarchiques.»

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