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Edward Steichen Award : Nazanin Hafez et Alexandra Uppman lauréates


(Photo : maison du grand-duc/pancake! photographie)

ART L’artiste iranienne Nazanin Hafez a reçu l’Edward Steichen Award, qui récompense un talent émergent des arts visuels. Alexandra Uppman a elle été retenue pour le Luxembourg Resident in New York Award.

Mardi soir, le Mudam a accueilli l’édition 2026 de l’Edward Steichen Award, une récompense bisanuelle décernée depuis sa création en 2004 à un(e) artiste émergent(e) de nationalité luxembourgeoise, résidant au Luxembourg ou entretenant de forts liens avec le pays. La cérémonie s’est tenue en présence de la Grande-Duchesse Stéphanie et du ministre de la Culture, Éric Thill, qui ont remis ensemble les deux prix de la soirée.

L’artiste iranienne Nazanin Hafez vit entre l’Iran et l’Allemagne, et a souvent travaillé et exposé au Luxembourg, où elle a notamment reçu le Prix de la Photographie – Clervaux Cité de l’Image en 2024. Dans son œuvre, elle intègre différents médias, de la photographie au collage en passant par la vidéo et les installations, pour livrer un regard critique et immersif sur les injustices, notamment sur la brutalité du régime iranien. Le jury du Steichen Award a souligné «l’urgence du travail de Nazanin Hafez», qui «travaille sous pression et sous la contrainte, mais avec clairvoyance». «Mon travail d’artiste se focalise sur la violence, les structures de pouvoir, la censure, l’injustice sociale et politique, en particulier celles pratiquées par le régime répressif de mon pays natal, l’Iran», a déclaré l’artiste de 35 ans en recevant son prix, qui inclut une résidence de six mois à New York et une bourse.

L’artiste finlandaise et résidente luxembourgeoise Alexandra Uppman a quant à elle été élue pour l’Edward Steichen Luxembourg Resident in New York Award, soit une résidence de quatre mois dans la métropole américaine. Sa pratique convoque tout à la fois le dessin, la sculpture et l’installation, afin d’explorer les atmosphères, le folklore, l’écologie et les liens émotionnels entre la nature, l’identité et l’appartenance. Au Mudam, elle a déclaré «espérer continuer de travailler sur ces sujets, essayer d’attirer l’attention sur ces questions du monde naturel et créer un dialogue autour de ces thèmes» afin de sensibiliser à «ce qui est en train de se passer».

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