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Petit pays, grande voix

Le Grand-Duché est membre fondateur des Nations unies (1945), de l’OTAN (1949) et de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (1951), qui allait poser les bases de l’UE.

Luxembourg s’est imposée comme capitale européenne, hébergeant toujours des antennes du Parlement européen et de la Commission européenne tout comme des institutions de premier rang comme la Cour de justice de l’UE, la Cour des comptes européenne ou encore la Banque européenne d’investissement (BEI).

À trois reprises, un homme politique luxembourgeois a présidé la Commission européenne : Gaston Thorn (1981-1985), Jacques Santer (1995-1999) et Jean-Claude Juncker (2014-2019). Les présidences luxembourgeoises du Conseil de l’UE ont toujours été grandement louées.

Le Grand-Duché s’est également illustré par ses présidences du Conseil de l’UE et son engagement à l’ONU, couronné par un siège non permanent au Conseil de sécurité en 2013-2014. Il brigue un nouveau mandat pour 2031-2032.

Tout cela pour souligner que le «petit» Luxembourg possède une influence non négligeable sur la scène internationale.

Mardi, à l’occasion de sa déclaration de politique étrangère, le ministre Xavier Bettel a insisté sur la nécessité non seulement d’entretenir les partenariats existants, mais aussi de nouer de nouvelles alliances.

L’extension du réseau diplomatique, engagée depuis plusieurs années, se poursuivra avec un renforcement de la présence luxembourgeoise dans les Amériques, en Afrique et en Asie.

L’enjeu est à la fois politique et économique. Le fait que près de 90 % du commerce extérieur de biens du Luxembourg se concentre sur dix pays seulement justifie pleinement la diversification géographique prônée par le chef de la diplomatie luxembourgeoise, également chargé du Commerce extérieur.

Continuer à miser sur les États-Unis et la Chine comporte des risques, mais reste incontournable dans bien des domaines. Plus encourageante encore est la volonté de se tourner davantage vers l’Afrique et d’y développer des relations «sur un pied d’égalité».

Il devient néanmoins de plus en plus difficile de bâtir des ponts par la diplomatie. Le multilatéralisme est en crise, le droit international trop souvent bafoué. Renoncer n’est pourtant pas une option.

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