Accueil | Sport national | Cyclisme | [Cyclisme] Un dénouement dans les Pyrénées

[Cyclisme] Un dénouement dans les Pyrénées


Alex Kirsch, ici au départ de la 2e étape de l'édition 2026 était alors le seul coureur luxembourgeois du peloton. (Photo : AFP).

TOUR DE FRANCE HOMMES Un départ d’Édimbourg, deux chronos individuels et un dénouement sportif attendu dans les Pyrénées: le parcours 2027, dévoilé jeudi à Paris, offre un terrain de jeu à tous les profils avec l’ambition affichée de «brouiller les cartes».

Cette 114e édition s’élancera de la capitale écossaise le vendredi 2 juillet, cinquième départ de l’étranger en six ans, pour arriver trois semaines plus tard sur les Champs-Élysées à Paris avec une troisième incursion consécutive par la Butte Montmartre, déjà devenue un passage culte. Le final sur les pavés de la rue Lepic a eu ces deux dernières années des allures de classique, proposant des passes d’armes sublimes entre les meilleurs coursiers du monde dont Wout Van Aert, Mathieu van der Poel et Tadej Pogacar, le quintuple vainqueur du Tour.

Cet esprit des classiques doit guider toute la première partie du Tour 2027, à commencer par les trois premières étapes au Royaume-Uni, en Écosse, en Angleterre et surtout la dernière menant à Cardiff.

«Le pays de Galles, c’est Liège-Bastogne-Liège. Les dix premiers jours sont faits pour qu’il y ait une valse des maillots», résume Christian Prudhomme, le directeur du Tour, qui, dans un entretien à l’AFP, partage sa «volonté de brouiller les cartes, d’avoir un terrain qui s’ouvre à tout». Cette logique se poursuit dès l’arrivée en France – en empruntant, insiste Prudhomme, « le chemin inverse de Guillaume le Conquérant il y a mille ans » pour conquérir l’Angleterre – avec une étape dans le Cotentin, le long de l’océan.

«Thierry Gouvenou (le traceur du parcours) nous a dit qu’il n’avait encore jamais vu une étape avec autant de kilomètres le long de la mer. Elle est faite pour les puncheurs, dans l’esprit des étapes de Rouen ou de Boulogne en 2025.»

71 km contre-la-montre
Les étapes arrivant à Plumelec et au Creusot par l’ascension du Signal d’Uchon devraient aussi être trop dures pour les sprinteurs. Le premier des deux contre-la-montre au programme est prévu pour la 7e étape entre Blois et Chambord. «C’est le chrono des châteaux, magnifique, 38 km totalement plats», soutient Prudhomme.

Il précède celui de Toulouse, en début de troisième semaine, là aussi un tracé linéaire de 33 km mais comprenant la très pentue côte de Pech David, une trouvaille récente. Soit un cumul de 71 km, le plus grand total depuis 2012, ce qui ravira le grand spécialiste de la discipline, Remco Evenepoel, dauphin de Pogacar l’an dernier.

Pour avoir la vraie montagne – il y aura 28 cols au total -, il faudra attendre l’arrivée au Grand Colombier lors de la 9e étape, avant deux étapes dans les Alpes. Celles-ci seront forcément redoutables avec notamment la double ascension de la côte de Domancy, où aura lieu la course en ligne des Championnats du monde en septembre, et l’arrivée le lendemain aux Saisies.

Mais on remarque l’absence d’une ascension mythique type Galibier, Izoard ou Alpe d’Huez.

L’étape-reine dans les Pyrénées
«Si tu veux aller trouver d’autres cols, il faut accepter à un moment qu’on n’ait pas systématiquement les plus connus, défend le directeur du Tour. C’est aussi sortir des chemins balisés. Il y a des années où il n’y a eu ni Galibier, ni Tourmalet, ni Alpe d’Huez, ni Ventoux. Là, on aura les cols de demain qui sont tout aussi terribles. Et on aura le Tourmalet.»

Le géant des Pyrénées sera au centre de ce qui sera l’étape-reine, la 18e, avec le col du Soulor, le Tourmalet, Hourquette d’Ancizan et la montée finale vers Saint-Lary-Soulan col du Portet, le toit du Tour (2.215 m), pour un dénivelé total de 5.400 mètres. «C’est la première fois qu’on associe le Tourmalet et le Portet, deux monstres. Et le lendemain, on aura encore des pourcentages terribles avec le retour des cols basques de Burdincurutcheta et Bagargui. Oui, les Pyrénées sont plus dures que les Alpes», insiste Prudhomme.

Les Pyrénées, qui seront précédées d’une étape de montagne atypique entre Montpellier et Mende avec 4.300 m de dénivelé dans un décor de western, devraient figer le classement général dès le vendredi soir.

Car l’avant-dernière étape vers Libourne est promise aux sprinteurs, avant le terminus le lendemain à Paris avec le retour de la Butte Montmartre qui est devenue une attraction majeure du Tour de France. «La ferveur est hallucinante. L’année dernière, on fait la meilleure audience depuis 1990 avec 8.820.000 téléspectateurs sur France Télévisions», souligne le directeur du Tour qui avoue: «je ne dis même plus Paris ou Champs-Élysées, la dernière étape, c’est Montmartre.»

LES ÉTAPES

2 juillet : 1re étape Édimbourg (Ecosse) – Carlisle (Angleterre), 185 km

3 juillet : 2e étape Keswick (Angleterre) – Liverpool (Angleterre), 223 km

4 juillet : 3e étape Welshpool (pays de Galles) – Cardiff (pays de Galles), 223 km

5 juillet : journée de repos/transfert vers la France

6 juillet : 4e étape Cherbourg-en-Cotentin – Cherbourg-en-Cotentin, 171 km

7 juillet : 5e étape Pontorson – Plumelec, 178 km

8 juillet : 6e étape Vannes – Angers, 193 km

9 juillet : 7e étape Blois – Chambord, contre-la-montre individuel de 38 km

10 juillet : 8e étape Bourges – Le Creusot, 224 km

11 juillet : 9e étape Villars-les-Dombes – Grand Colombier, 162 km

12 juillet : journée de repos en Haute-Savoie

13 juillet : 10e étape Annecy – Sallanches, 171 km

14 juillet : 11e étape Cluses – Les Saisies, 150 km

15 juillet : 12e étape Chambéry – Valence, 162 km

16 juillet : 13e étape Aubenas – Montpellier, 164 km

17 juillet : 14e étape Montpellier – Mende, 199 km

18 juillet : 15e étape Rodez- Albi, 169 km

19 juillet : journée de repos à Toulouse

20 juillet : 16e étape Toulouse – Toulouse, contre-la-montre individuel de 33 km

21 juillet : 17e étape Muret – Pau, 186 km

22 juillet : 18e étape Pau – Saint-Lary-Soulan col du Portet, 174 km

23 juillet : 19e étape Hasparren – Laruns, 160 km

24 juillet : 20e étape Maubourguet – Libourne, 198 km

25 juillet : 21e étape Saint-Quentin-en-Yvelines – Paris Champs-Elysées, 116 km

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.