Pénurie chronique de personnel, conditions de travail difficiles et dialogue social dans l’impasse : pour le syndicat, il est temps de passer des promesses aux actes.
La situation toujours difficile au sein du TICE continue d’inquiéter les syndicats et notamment l’OGBL qui interpelle ce jeudi la direction.
La pénurie chronique de personnel, connue depuis des années, reste l’un des points noirs du réseau. «Pourtant, il manque toujours un plan concret de gestion des effectifs, assorti d’objectifs clairs et de délais contraignants, rappelle l’OGBL. La charge de travail croissante des salariés et les rappels répétés pendant leur temps libre montrent qu’il est urgent d’agir.» Le syndicat souhaite aussi que le droit à la déconnexion soit respecté et demande des temps de repos suffisants, indispensables aussi bien pour la santé des salariés que pour la sécurité routière. «Des conductrices et conducteurs de bus fatigués au volant représentent un risque qui doit être évité grâce à une planification responsable des effectifs.»
Une culture de la méfiance
L’OGBL souhaite aussi «mettre fin aux conditions de travail indignes.» Les installations sanitaires aux terminus posent notamment problème. «Les solutions provisoires, telles que les cabines de toilettes mobiles, ne peuvent pas devenir permanentes. Il faut des toilettes adaptées, hygiéniques et disponibles en permanence, notamment dans l’intérêt des conductrices de bus.» Le TICE doit aussi veiller à ce que les contrôles en cas de maladie soient effectués «de manière proportionnée et dans le respect des règles en vigueur», ajoute l’OGBL qui dénonce une culture de la méfiance.
«Lors de plusieurs entretiens avec la direction du TICE, les problèmes ont été abordés et certaines assurances positives ont été données. Pourtant, les améliorations concrètes se font toujours attendre», regrette le syndicat. Les difficultés liées à l’octroi des congés syndicaux compliquent également le travail des délégués. L’OGBL réclame donc une pratique claire, transparente et uniforme pour tous les syndicats.
«Le temps des promesses en l’air doit prendre fin. La direction et le bureau du TICE doivent enfin assumer leurs responsabilités», affirme l’OGBL qui ne veut plus «de nouvelles discussions sans conséquences, mais de solutions concrètes.»