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Britanie Lenga : «Il faut raconter les histoires noires autrement»


Britanie Lenga participe pour la troisième fois au Black History Month de Luxembourg. (Photo : didier sylvestre)

Marraine du Black History Month 2026 au Luxembourg, la journaliste française Britanie Lenga défend une autre manière de raconter les histoires noires, entre transmission, représentation et amour de soi.

Maman de «Culture Dorée», une page qui compte aujourd’hui quelque 550 000 abonnés toutes plateformes confondues, Britanie Lenga n’a pas sa langue dans sa poche et est devenue, en quelques années, une vraie référence concernant la «culture noire».

De passage au Luxembourg pour quelques jours, la créatrice de contenu et marraine du Black History Month 2026 est venue parler histoire, représentation et transmission, avec l’envie, surtout, de raconter les histoires noires autrement.

Vous êtes la marraine de l’édition 2026 du Black History Month au Luxembourg. Qu’est-ce qui vous a donné envie d’accepter ce rôle?

Britanie Lenga : C’est un honneur pour moi. C’est la troisième fois que je viens au Luxembourg avec One People. J’ai été très honorée qu’on pense à moi, surtout vu mon jeune âge! (Elle rit) Je partage depuis plusieurs années des histoires afro-descendantes et noires sur les réseaux sociaux. Pour moi, c’était donc une continuité naturelle de ce que je fais déjà.

Quels sont, selon vous, les grands enjeux de cette édition 2026?

Cette année, on parle beaucoup de représentation dans les médias, mais aussi d’accessibilité de l’information, de dialogue entre les générations et de transmission auprès des jeunes.

Il est important de rappeler que les histoires noires sont plurielles. Il y a les diasporas africaines, les personnes nées ou élevées en Afrique de l’Ouest, les Afro-Européens, les personnes issues des Caraïbes, mais aussi toutes celles qui ont des identités culturelles multiples. On ne peut pas raconter une seule histoire noire.

Et surtout, il faut aussi parler d’autres choses que de notre histoire difficile. Parler d’amour, de partage, de transmission, de famille.

Pourquoi un Black History Month reste-t-il nécessaire en 2026?

Parce que le racisme vient aussi de l’ignorance. Beaucoup de personnes sont éduquées, parfois inconsciemment, à travers des représentations négatives des personnes noires. Dans les médias, on voit encore très souvent les communautés noires à travers des faits divers, la pauvreté ou les violences.

Il faut donc montrer aussi les contributions, les réussites, les histoires et les personnalités qui ont participé à construire nos sociétés.

Pour moi, l’objectif ultime serait que le Black History Month n’ait plus besoin d’exister comme un événement à part. J’aimerais qu’un jour ces histoires fassent simplement partie de la mémoire collective.

 

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