Avec son dernier court, I Will Be Alright, et son premier long métrage, Child, le réalisateur luxembourgeois Cyrus Neshvad réussit la performance de placer deux œuvres d’un coup dans la course aux Oscars. Ça valait bien quelques confidences.
Ce n’est pas une obsession, mais, à chaque rentrée, ses films figurent dans la sélection des Oscars : Cyrus Neshvad remet ça cette année, et fait même coup double. D’abord avec I Will Be Alright, qui a ébloui en août le LA Shorts International Film Festival et remporté le prix le plus prestigieux de la compétition. Puis Child, qui a eu lui les préférences de la Filmakademie pour représenter le Luxembourg à la grand-messe du cinéma à Hollywood.
S’ils ne sont pas encore dans la «short list», on se souviendra qu’en 2023, La Valise rouge y était, valant à son réalisateur une sacrée mise en lumière et des rencontres mémorables avec Tom Cruise et Steven Spielberg. En attendant de voir si son premier film (qui sort vendredi à Londres avant d’arriver au pays à la mi-octobre), et son dernier court métrage connaitront le même succès, le cinéaste se raconte, de ses origines iraniennes à sa boite de production Cynefilms. Rencontre.
Après Portraitist en 2019 et La Valise rouge en 2023, vous êtes à nouveau sélectionné pour les Oscars avec vos deux dernières productions. Y avez-vous pris goût?
Cyrus Neshvad : Les ambiances de batailles, le grand ramdam médiatique… Ce n’est pas ce que j’aime le plus. Disons que c’est parfois un passage obligé.
Est-ce un honneur ou quelque chose d’anecdotique?
Pour moi, le plus important, c'est toujours le public et ce ...
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