L’expulsion des sous-locataires du 23, rue de l’Église, à Esch-sur-Alzette, aura bien lieu mercredi. L’avocat du propriétaire a refusé de la différer, a fait savoir ce dernier, un octogénaire qui avait envisagé d’accorder un délai aux résidents.
Ces hommes, qui payaient pourtant leur loyer au locataire principal, J. K., doivent partir. La raison : les dettes de J. K., condamné en janvier à verser plus de 90 000 euros au propriétaire.
«J’ai aujourd’hui l’impression de passer d’une urgence à une autre», constate Zayed Alakawy. Depuis notre article jeudi, une chambre en guest house (maison d’hôtes) lui a été proposée : 1 500 euros par mois, dont deux à verser d’avance. Oui mais voilà : «Si je dois payer 3 000 euros immédiatement, il ne me reste pratiquement plus rien pour vivre», dit-il.
Un autre résident s’est vu proposer une chambre à 1 380 euros par mois. Au Fonds du logement, où Zayed Alakawy a un dossier depuis sept ans, personne n’a pu lui donner de délai.
Le Syrien commence jeudi un emploi à la Ville de Luxembourg et craint de perdre son adresse la veille. «Je ne sais honnêtement plus quoi faire», confie-t-il. «Nous demandons du temps. Nous demandons de l’humanité. Nous demandons simplement de ne pas être abandonnés.»