Après deux fermetures temporaires de l’aéroport du Findel provoquées par des survols de drones, le gouvernement a organisé ce jeudi un point presse afin de revenir sur ces incidents et cette nouvelle réalité au Grand-Duché.
Lorsque deux survols de drones provoquent, coup sur coup, la fermeture temporaire de l’aéroport du Findel vendredi 18 et lundi 21 septembre derniers, le grand public découvre soudainement que ce phénomène, jusque-là réservé aux journaux télévisés étrangers, concerne désormais le Grand-Duché.
S’agissait-il d’actes d’espionnage, de provocations ou d’imprudences ? Qui pilotait ces drones ? Quels sont les risques réels pour la sécurité nationale ? Comment y faire face ? Voilà autant d’interrogations soulevées par ces incidents et qui ont motivé le gouvernement à organiser un point presse ce jeudi afin d’apporter ses éclaircissements.
«Nous avons été confrontés à une nouvelle réalité avec ces incidents, ce n’est pas la première fois que nous en entendons parler mais c’est la première fois que cela s’est produit au Luxembourg», amorce le Premier ministre Luc Frieden.
Ce dernier poursuit en donnant quelques détails, jusque-là confidentiels, sur la nature des appareils détectés : «Ce sont des drones qui n’ont pas été achetés dans un commerce mais qui sont de taille plus grande». Il déclare ensuite, au conditionnel, qu’il s’agirait «d’engins d’envergure, non pas des petits drones privés», mesurant «entre un et deux mètres».
Bien qu’il n’y ait «pas eu de danger imminent pour la population», le chef du gouvernement souligne que de tels drones «nécessitent que l’État assure son rôle, l’une de ses tâches principales étant d’assurer la sécurité du pays».