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[Bande dessinée] Geluck relance son musée du Chat


Le musée sera hébergé dans une ancienne fabrique de porcelaine du XIXe siècle. (Photo : afp)

Le dessinateur belge Philippe Geluck a annoncé lundi un nouveau projet de musée dédié à son célèbre personnage, après l’abandon pour raisons financières de la première implantation.

Le musée du Chat et de l’Art rigolo sera le nouveau nom retenu pour le projet porté par Philippe Geluck, père du célèbre personnage de BD. Le musée devrait ouvrir en 2028, après une période de travaux pour transformer l’ancienne manufacture de porcelaine qui l’hébergera. Il s’agit d’un bâtiment du XIXe siècle, à la façade ornée de céramiques polychromes et classé au patrimoine, situé dans la commune bruxelloise d’Ixelles, non loin du Parlement européen. Avec la proximité de plusieurs musées et du quartier Matongé de la diaspora congolaise, «ce lieu va pulser, je l’espère de tout mon cœur», a déclaré Philippe Geluck lors d’une conférence de presse sur le site, pour l’instant vide.

Le Chat est l’une des grandes références de la bande dessinée belge. Ses traits d’humour et réflexions sur le monde ont déjà donné lieu à 25 albums depuis la création du personnage dans les années 1980. Sur une surface de 2 300 m2, l’objectif est de décliner le Chat de Geluck sous toutes ses formes (croquis, tableaux, sculptures…), d’évoquer aussi l’histoire de l’animal, «de l’Égypte ancienne jusqu’à internet», a expliqué le dessinateur. Une partie de l’espace sera consacrée à des expositions temporaires rendant hommage aux grands noms du dessin d’humour. Philippe Geluck a cité Sempé, Siné ou encore Kroll, spécialiste belge du dessin de presse.

L’investissement est estimé à environ deux millions d’euros, financé sur des fonds privés, à un coût «trois fois inférieur» à celui du projet précédent, qui ciblait l’hypercentre touristique et devait être réalisé en collaboration avec la région Bruxelles-Capitale. En juin, Geluck avait expliqué avoir été contraint d’abandonner ce projet initial, en raison de surcoûts et de multiples imprévus ayant retardé le chantier. Pour rénover l’ancienne fabrique qui abritera le projet définitif, «des permis d’urbanisme doivent être déposés, il y a une grosse année de travaux», a déclaré l’architecte Francis Metzger.

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