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Mobilité : deux mondes

Des résidents ravis et des frontaliers qui font la grimace. L’étude Luxmobil 2025 dévoile deux réalités qui se côtoient. Si les conditions de déplacement pour les petits nombres de kilomètres semblent être très correctes, les navetteurs perdent vite leur flegme et leur sourire plus leur logement est éloigné de leur lieu de travail.

C’est logique, donc, peut-on penser, que les frontaliers soient ceux qui ne s’y retrouvent plus concernant cette mobilité qui hante le débat public depuis tant d’années.

Des efforts massifs ont été fournis pour organiser le maillage du pays en termes de chemins de fer, de réseau de bus et même de réseaux autoroutiers ou routiers.

Reste que 47 % des salariés du pays habitent hors des frontières et il faut bien amener ce petit monde au Grand-Duché. D’autant plus que ce pourcentage devrait encore augmenter. Depuis 20 ans, la durée de trajet domicile-travail pour ces navetteurs n’a fait que croître.

En cause : l’augmentation de leur nombre, des capacités routières et ferroviaires limitées malgré les efforts de modernisation. Et ne demandez pas à ces personnes de venir s’installer au Luxembourg : certains ne veulent simplement pas quitter leur pays et d’autres ne le peuvent pas quand on voit le prix de l’immobilier.

Les pays voisins peuvent-ils se lancer dans d’immenses travaux pour améliorer cette connexion avec le Grand-Duché? C’est possible, même si ce n’est pas aisé : imaginez un pays investir des millions et des millions d’euros pour que ses habitants aillent travailler à l’étranger et y payer des impôts sur le revenu qui ne lui reviendront pas (ou seulement en partie pour la Belgique). Tout cela reste compliqué.

Ne minimisons pas l’importance de ce mécontentement frontalier à l’heure où le Grand-Duché continue encore et toujours à chercher des talents pour alimenter sa machine économique.

Malheureusement, depuis quelques années, l’attrait pour le pays pâtit de cette problématique de la mobilité. Beaucoup hésitent désormais à franchir le pas (et la frontière), même pour un bon salaire.

D’autres préfèrent se lancer dans une nouvelle vie professionnelle dans leur pays d’origine après l’aventure luxembourgeoise. L’étude Luxmobil doit donc aussi être prise comme un signal d’alarme.

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