[Ligue des champions] Double champion d’Espagne en titre, le FC Barcelone affronte le Feyenoord Rotterdam mercredi avec l’ambition de décrocher une sixième C1, malgré l’absence d’un buteur de classe mondiale dans son effectif.
D’autres, rappelleront néanmoins que même Paris a eu besoin, dans sa course aux étoiles, d’un profil comme celui du Portugais Gonçalo Ramos pour débloquer certaines situations, tout comme Arsenal a eu besoin, dans son parcours jusqu’à la finale, du Suédois Viktor Gyökeres.
« Nous ne manquerons pas de buts »
Il n’y a donc pas de vérité universelle reliant la présence ou l’absence d’un numéro 9 dans un effectif aux chances de remporter la C1. D’autant que la philosophie de Luis Enrique s’inspire directement de l’ADN du Barça et du football total de Johan Cruyff, où les postes ont moins d’importance que les mouvements du ballon et le pressing des attaquants.
L’entraîneur barcelonais Hansi Flick, qui a replacé le quintuple vainqueur parmi les favoris sans parvenir à l’amener jusqu’en finale, est de la même école. Et le début de saison de ses joueurs en Liga est plus que prometteur : quatre victoires en quatre journées, 17 buts marqués et deux encaissés. Et sans l’Argentin Julian Alvarez, retenu par l’Atlético Madrid, mais avec son capitaine brésilien Raphinha comme avant-centre.
Et le nouveau trio d’attaque – Lamine Yamal, Raphinha, Anthony Gordon – soutenu par l’électrique Fermin Lopez, fait déjà des étincelles, au point de faire oublier – pour l’instant – les départs de Lewandowski et Torres. « Les gens veulent toujours avoir un attaquant qui marque 40 buts, mais beaucoup de joueurs peuvent faire ce travail : Raphinha, Lamine, Gabriel Jesus, Gordon, Adeyemi… Je crois que nous ne devrions pas manquer de buts cette année », a estimé le métronome catalan Pedri.
A Barcelone, les doutes résident donc avant tout au niveau de la défense, très exposée en raison du style de jeu très offensif d’Hansi Flick et de son alignement très haut sur le terrain, couplé au manque d’expérience de ses jeunes joueurs. Deux facteurs ayant parfois coûté cher en C1 ces deux dernières saisons, notamment lors des éliminations contre l’Inter en 2025, puis l’Atlético en 2026.
Rodri pour montrer la voie
Le début de saison en Liga, facilité par un calendrier largement abordable, permet, sur ce plan, d’entrevoir un Barça plus solide, avec notamment l’affirmation du jeune Pau Cubarsi, champion du monde cet été avec l’Espagne à 19 ans et l’installation du polyvalent Eric Garcia comme latéral droit à la place de Jules Koundé.
L’expérience et le leadership de Rodri, leur coéquipier et capitaine en sélection, devrait également aider à stabiliser l’équipe dans les moments clés et à accompagner la progression des jeunes talents barcelonais. « Rodri? Tout ce qu’il fait sur le terrain a du sens. Il apporte de la structure à l’équipe lorsqu’on attaque, avec le ballon et sans ballon. Il est incroyable. C’est un leader, sur et en dehors du terrain, et c’est une chance de l’avoir parmi nous », l’a encensé Flick.
Vainqueur de la C1 en 2023 avec Manchester City, le Ballon d’Or 2024, élu meilleur joueur du Mondial-2026 cet été, est aussi le seul à connaître le chemin, qui débute mercredi au Camp Nou contre Feyenoord. Avec comme cap, et objectif, la finale au Metropolitano, à Madrid.