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[Cinéma] Un documentaire sur Oasis enterre la hache de guerre


La réconciliation de Liam et Noel Gallagher a été facilitée par les relations naissantes entre leurs enfants, selon le scénariste Steven Knight. (Photo : simon emmett/disney)

Attendu mercredi en salles après son avant-première à la Mostra de Venise, un documentaire sur la tournée du groupe Oasis en 2025 capture les retrouvailles glaciales des frères Gallagher.

Le nouveau documentaire Oasis : Don’t Look Back in Anger montre comment les frères Gallagher, originaires de Manchester, enterrent progressivement l’une des querelles les plus célèbres de l’histoire du rock moderne, qui remonte à une dispute en coulisses en 2009 avant un concert à Paris. À la Mostra de Venise, où le film était présenté en avant-première samedi, le scénariste Steven Knight a raconté comment Liam Gallagher s’était présenté à la première rencontre depuis 15 ans avec son frère Noel, avec lequel il était brouillé, lors d’une répétition tendue avant leur tournée «Live ’25». «Il arrive et dit : « On est prêt? On est prêt? On y va? » Et puis tous ont répondu : « Ouais, OK, OK. 1, 2, 3, 4, bang! »», a déclaré le créateur de la série télévisée Peaky Blinders et scénariste de ce documentaire. «Ce sont des hommes anglais de la classe ouvrière, ils ne vont pas montrer leurs émotions, ils ne vont même pas se serrer la main», a-t-il ajouté.

Prêts à patienter toute la journée pour la première vénitienne du film – dont le titre fait référence à l’une de leurs célèbres chansons –, les fans s’étaient rassemblés dès samedi matin sur le Lido avant la première du film. Les frères Gallagher leur ont fait signe depuis un bateau à leur arrivée dans la cité italienne baignée de soleil.

Leurs retrouvailles sur scène l’an dernier ont suscité un déferlement de nostalgie des années 1990 et de soutien à Oasis, l’un des grands groupes de rock les plus influents de ces trente dernières années. Le film cherche à expliquer pourquoi son attrait reste aussi fort, y compris auprès des jeunes générations, a poursuivi Steven Knight.

Les enfants Gallagher s’en mêlent

La réconciliation de Liam et Noel a été facilitée par les relations naissantes entre leurs enfants, qui ne se connaissaient pas avant ces retrouvailles, selon lui. «Je pense qu’une fois que leurs gamins s’en sont mêlés, ça a été le ciment. Leurs enfants se sont rencontrés et sont devenus potes», a-t-il raconté. «On sait tous que lorsque vos enfants se rencontrent et qu’ils s’entendent bien, vous voyez qu’ils refont tout, qu’ils refont les mêmes erreurs, et c’est génial. C’est la seule compensation au fait de vieillir», a-t-il estimé.

Nous ne savions pas comment ça allait se terminer

Steven Knight, scénariste

Produit par Disney, Oasis : Don’t Look Back in Anger s’inscrit dans une tendance qui voit de grands artistes sortir des films très contrôlés sur grand écran autour de leurs tournées afin de permettre aux fans qui n’ont pas obtenu de billets d’avoir une autre vision des concerts. Le film de Taylor Swift sur sa tournée «Eras» en 2023 a rapporté environ 260 millions de dollars dans le monde, tandis que Beyoncé a également sorti un film la même année sur sa tournée, qui a engrangé 44 millions de dollars. «Je trouve que c’est vraiment bien, et la raison pour laquelle quelqu’un accepte de financer un projet comme celui-ci, c’est parce qu’il voit qu’il y a un précédent», a noté Steven Knight.

Douze concerts, trois continents

Le film sur Oasis a été réalisé par les documentaristes britanniques spécialisés dans la musique Dylan Southern et Will Lovelace, qui ont travaillé aux côtés de Knight, suivant le groupe lors de douze concerts sur trois continents. Will Lovelace a expliqué qu’ils avaient d’abord été «intimidés» par la tâche. «Les yeux du monde entier sont braqués sur ce projet, et il implique deux frères notoirement volatils et nous ne savions pas comment ça allait se terminer», a-t-il confié.

Le duo mancunien, ainsi que l’acteur britannique Robert Pattinson, présent à Venise pour son nouveau film, Primetime, ont apporté une certaine effervescence à la Mostra de Venise le week-end dernier, largement boudée cette année par les grands studios hollywoodiens, alors même qu’elle est traditionnellement le rendez-vous privilégié en Europe pour le cinéma américain. Interrogé au sujet de son scénario pour le prochain James Bond, qui sera mis en scène par le réalisateur canadien Denis Villeneuve, Steven Knight a répondu qu’il ne pouvait pas en parler, se contentant de dire : «J’ai vraiment hâte. Ça va être vraiment bien.»

Oasis : Don’t Look Back in Anger,
de Will Lovelace et Dylan Southern. Sortie mercredi.

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