Nous sommes sortis de l’été et, pourtant, le soleil ne veut pas encore tout à fait décrocher. Les prochains jours seront ensoleillés. De quoi profiter des derniers instants de détente avant la rentrée des classes… mais aussi de quoi nous inquiéter encore un peu plus à propos de la situation du pays concernant l’impact du réchauffement climatique. La chaleur ne va pas quitter le pays immédiatement et cela risque de durer au moins jusqu’à la fin du mois. Pire, en France, des alertes aux fortes chaleurs commencent, çà et là, à retentir.
Nous entrons pourtant, petit à petit, dans une période décisive pour le remplissage des nappes phréatiques. Au fil des semaines, la végétation, celle qui a tenu le choc après cet été dévastateur, commencera sa phase de repos. C’est là, normalement, que la pluie doit arroser le territoire abondamment et permettre à ces précieuses nappes souterraines de se recharger. Ce sont elles qui abreuveront l’année prochaine l’ensemble du territoire. Aucune prévision fiable ne peut dire ce qui nous attend cet automne et cet hiver. Mais il va falloir que la pluie tombe, et en grande quantité. Cet été, le déficit pluviométrique a entraîné des niveaux d’eau dans les ruisseaux et les rivières historiquement bas. Et ne parlons pas des débits. La situation a été particulièrement dramatique dans les petits cours d’eau et dans le nord du pays. Les pluies de ces derniers jours n’ont pas changé la situation.
Mais il semble que le délai soit de plus en plus court pour que Dame Nature refasse le plein de ces réservoirs souterrains. En effet, au printemps, dès que les arbres sortiront de leur torpeur, l’eau du ciel (si elle tombe) sera immédiatement bue par toute la végétation qui se réveillera. Avec une «mauvaise» saison qui commence de plus en plus tard et un printemps qui arrive plus tôt, le calendrier devient de plus en plus serré. Sans oublier les déficits de pluviométrie qui peuvent aussi avoir lieu durant les périodes allant des mois d’octobre à mars. L’équilibre de notre environnement est de plus en plus fragile. Et nous, au milieu, surnageons pour trouver des solutions.