Philippe Ney et Andreea Monnat ont été nommés au Collège de la commission nationale pour la protection des données.
Philippe Ney et Andreea Monnat ont été nommés par le gouvernement en tant que membres du Collège de la commission nationale pour la protection des données (CNPD). Une nomination qui intervient à la suite d’un appel public à candidatures et d’une procédure de sélection rigoureuse. À noter que Philippe Ney assumera également la présidence de l’autorité. Leurs mandats débuteront le 1er novembre prochain et dureront six ans. Ils sont renouvelables une fois, comme le prévoit la législation nationale.
À ces fonctions, ils reprennent les missions de Tine A. Larsen et de Thierry Lallemang, dont les mandats touchent à leurs termes après douze ans au sein du collège de la CNPD, et rejoindront ainsi Alain Herrmann et Florent Kling à la tête de l’autorité. Philippe Ney est actuellement avocat au barreau de Luxembourg et associé au sein d’un cabinet d’avocats. Il est spécialiste reconnu des questions juridiques et de conseil aux entreprises en matière de protection des données personnelles.
Andreea Monnat, actuellement secrétaire générale adjointe au Fonds national de la recherche et docteure en sciences de l’informatique, apporte une expertise de près de vingt ans dans les domaines des technologies numériques, du management, de la gouvernance institutionnelle et des politiques publiques de la recherche.
«Ces nominations interviennent à un moment charnière de la CNPD, qui joue un rôle central dans l’accompagnement de la transformation digitale et du développement de l’intelligence artificielle du Luxembourg», indique la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Médias et de la Connectivité, Elisabeth Margue.
Les missions de la CNPD
La Commission nationale pour la protection des données est l’autorité indépendante chargée de veiller à la protection des données personnelles et des droits fondamentaux en la matière, et de contrôler les traitements effectués par les organismes publics et privés au Luxembourg. La CNPD comporte actuellement environ 85 collaboratrices et collaborateurs et est dirigée par un collège de quatre commissaires, dont une présidente.
Outre ses missions traditionnelles découlant du cadre européen de protection des données (notamment du RGPD), la CNPD devrait bientôt être amenée à assumer des responsabilités supplémentaires dans le cadre de la mise en œuvre du Règlement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act): selon le projet de loi 8476, la CNPD devra notamment assurer les fonctions d’autorité de surveillance du marché de certains systèmes d’intelligence artificielle, de coordinatrice entre autorités de régulation spécialisées ainsi que de point de contact avec le public.