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[Football] Ligue 1 : le PSG seul au monde


Paris a signé plusieurs recrues de poids en attaque, dont l'international français Maghnes Akliouche, venu de Monaco. (Photo AFP)

[France] Quintuple champion en titre et incontestable roi de l’Europe, le PSG aborde plus que jamais la saison de Ligue 1 dans la peau du grandissime favori, ses adversaires devant en outre toujours jongler avec un contexte économique très délicat.

Le scénario de la dernière saison de Ligue 1 a de quoi décourager les rivaux du Paris Saint-Germain. En dépit d’une préparation estivale écourtée pour cause de participation au Mondial des clubs et d’une cascade de pépins physiques, les joueurs de Luis Enrique étaient tout de même parvenus à s’offrir in extremis un 14e sacre national, avant l’apothéose d’un deuxième succès d’affilée en Ligue des champions face à Arsenal en finale.Le gouffre qui sépare Paris du reste du plateau en L1 est de plus en plus béant et il faudra soit un monumental exploit d’un de ses concurrents, soit une invraisemblable défaillance de sa part pour qu’une équipe parvienne à imiter Montpellier (2012), Monaco (2017) et Lille (2020), les trois seules formations à avoir brisé l’hégémonie du club de la capitale depuis sa prise de contrôle en 2011 par QSI (Qatar Sports Investments).La situation financière dégradée des clubs français constitue un obstacle supplémentaire pour quiconque aurait l’ambition de déloger Paris de son trône. Toujours engluée dans une crise des droits TV, ce qui a poussé LFP Media, la filiale commerciale de la Ligue de football professionnel, à lancer sa propre plateforme (Ligue 1+) avec des revenus réduits à la portion congrue, la L1 tire la langue.

Finances en berne

Selon le sénateur LR Michel Savin, à l’origine, avec le sénateur UDI Laurent Lafon, de la proposition de loi sur la gouvernance du sport adoptée en juillet, le déficit cumulé des pensionnaires de l’élite et de L2 sera encore « supérieur au milliard d’euros cette année » avant les cessions des joueurs et d’éventuelles interventions des actionnaires.

Hors catégorie sur le plan financier, le PSG s’est montré particulièrement actif sur le marché des transferts, contrairement à l’an passé, avec, outre le retour du défenseur français Lucas Digne, trois recrues de poids en attaque : le héros espagnol de la finale du Mondial-2026 Ferran Torres (ex-Barcelone), l’attaquant international français Maghnes Akliouche (ex-Monaco) et le jeune ailier belge de 21 ans Mika Godts (ex-Ajax Amsterdam).

Autant d’arrivées dans le secteur offensif censées compenser les départs (Gonçalo Ramos à l’AC Milan, Lee Kang-in à l’Atletico Madrid, Randal Kolo-Muani à la Juventus Turin). Si Paris a dépensé 152 millions d’euros cet été, il a aussi fait rentrer environ 160 millions d’euros dans ses caisses, en attendant la résolution des dossiers Bradley Barcola et Ibrahim Mbaye, courtisés par Liverpool.

Aucun club de L1 ne peut rivaliser avec les ressources à la disposition du PSG et chacun fait avec les moyens du bord. L’OM doit se racheter après une triste saison (5e) et va de nouveau repartir d’une page blanche avec la nomination de Bruno Genesio comme entraîneur après l’éphémère passage d’Habib Beye, resté quatre mois. De nombreux cadres ont été cédés (Greenwood, Medina, Rulli, Aubameyang, Pavard…) et les supporteurs olympiens attendent désespérément des recrues.

Valse des entraîneurs

Marseille, qui a affiché 105 millions d’euros de pertes en 2024/2025, « doit vendre des joueurs et n’a pas le choix. C’est une contrainte imposée par la DNCG et l’UEFA. Si nous ne nous y conformons pas, l’UEFA nous exclura des compétitions européennes », a résumé une source au sein de la direction du club.

Difficile dans ces conditions d’aller titiller l’ogre parisien. Son dauphin lensois, vainqueur de la Coupe de France et qui a longtemps contesté sa suprématie la saison dernière, connait en partie la recette puisqu’il vient tout juste de remporter le Trophée des champions en le dominant (1-0).

Les Sang et Or, directement qualifiés pour la Ligue des champions et désormais entraînés par l’Allemand Dino Toppmöller (ex-Hamm et F91), qui a pris la suite de Pierre Sage parti à Crystal Palace, devront toutefois se débattre avec un calendrier compliqué. Une problématique qui sera aussi celle de Lille, dirigé par Davide Ancelotti, le fils de Carlo, après le départ de Genesio.

Lyon a de son côté montré un certain potentiel en résistant à Fenerbahçe en barrage aller de Ligue des champions (1-1) et peut être le poil à gratter du PSG alors que Monaco, qui a fait venir le Brésilien Filipe Luis sur le banc, doit faire oublier un exercice terne (7e). Au-delà de la faiblesse des moyens financiers, l’incertitude derrière le PSG est entretenue par l’incroyable valse des entraîneurs puisque pas moins de 12 équipes sur 18 ont changé de technicien à l’intersaison.

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