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[Football] Marseille, Genesio et la page blanche


Malgré l'absence de recrues et de nouveaux probables départs à venir, l'entraîneur marseillais Bruno Genesio ne s'affole pas. (Photo AFP)

[France] Sans recrue ni certitude sur la valeur de son effectif à la fin du mercato, Bruno Genesio débute son aventure à la tête de l’OM vendredi contre Strasbourg en ouverture de la Ligue 1.

Pas de Ligue des champions, mais des finances dans le rouge et l’obligation de revenir à un train de vie plus raisonnable, pour ne pas dire franchement frugal : c’est dans ce contexte, et sans la moindre recrue, que l’Olympique de Marseille va ouvrir la saison de Ligue 1 vendredi (20 h 45) au stade Vélodrome contre Strasbourg.

«Chaque début de saison, tout le monde est un peu face à une page blanche et quelques incertitudes», a relativisé mercredi Bruno Genesio, qui en a vu d’autres, à bientôt 60 ans, et qui depuis six semaines incarne avec flegmatisme le nouvel OM, après deux ans sur le banc de Lille.

Mais la page est tout de même un peu plus blanche à Marseille qu’ailleurs. Les consignes de l’UEFA et de la DNCG, le gendarme financier du foot français, obligent à réduire encore la masse salariale et à voir partir encore d’autres joueurs après Mason Greenwood (Fenerbahçe), Pierre-Emerick Aubameyang (La Corogne), Geronimo Rulli (Manchester City) ou Facundo Medina (Leverkusen).

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Les principaux candidats au départ se nomment Pierre-Emile Højbjerg, déchu de son statut de capitaine par la direction du club après avoir refusé une proposition de Newcastle. Nayef Aguerd ou Leonardo Balerdi. Mais au fond, tout le monde est susceptible de partir d’ici la fin du mercato le 31 août à 20 h.

«On vit très bien la situation, a pourtant assuré Timothy Weah, qui a hérité du brassard. C’est un peu difficile parce que tu ne sais pas si demain tu seras au club ou pas. Mais on veut juste gagner des matchs. Parfois le foot est comme ça, pas seulement à Marseille.» Genesio, de son côté, assure qu’il a tout de même un minimum de prise sur la construction de son effectif. En attendant, il s’adapte et voit même du positif là où les supporters inquiets ne voient que de l’incertitude et du flou.

«Parfois, les difficultés permettent de créer quelque chose de fort, d’avoir plus de solidarité, on l’a vu l’an dernier», a-t-il dit, en pensant sans doute à la saison de Lyon (4e), qui a devancé… l’OM et l’a privé de C1 en mai, onze mois après avoir échappé à une rétrogradation administrative en Ligue 2. «Ça nous rapproche, tous ceux qui travaillent au quotidien pour l’équipe, les joueurs et les staffs. Ça nous rend plus forts», a-t-il aussi promis. La preuve, dès vendredi au Vélodrome?

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