CYCLISME Après une pause estivale, le jeune sprinteur français a renoué, dimanche, avec la victoire, sa septième de la saison, en remportant au sprint la Classique de Hambourg.
Paul Magnier, 22 ans, a tout d’abord profité des accélérations dans le final du Mexicain Isaac Del Toro, qui ont notamment éliminé ses deux principaux rivaux, l’Italien Jonathan Milan et le Néerlandais Olav Kooij. Puis, au sein d’un peloton réduit à une cinquantaine d’éléments, le coureur de Soudal Quick-Step a été emmené par son équipier Jasper Stuyven, avant de l’emporter largement sur la ligne devant le Néerlandais Mike Teunissen et le Néo-Zélandais Laurence Pithie.
Le Français, qui gagne sa première course d’un jour sur le circuit World Tour, s’impose ainsi pour la première fois depuis son succès mi-juin dans la Classique du Mur de Grammont, en Belgique. Avant cela, il avait notamment remporté trois étapes du Tour d’Italie 2026. «Je suis fier de remporter ma première victoire dans une course World Tour d’un jour», où «tant de grands sprinteurs ont goûté au succès», a-t-il réagi.
Depuis qu’il est passé professionnel en 2024, Magnier compte à présent 31 victoires. Après une première partie de saison prolifique (six succès), il avait fait une pause, ne participant pas au Tour de France. Présent au Tour de Pologne au début du mois, il n’avait pas retrouvé le chemin du succès, battu à deux reprises dans un sprint massif par Jonathan Milan.
Del Toro écrit le scénario
Mais dimanche, dans une course traditionnellement promise aux sprinteurs – à l’image de Kooij en 2024 –, le champion d’Italie n’a pas résisté aux coups de boutoir du 3e du dernier Tour de France, Del Toro. La pépite d’UAE a durci la course dans la dernière des cinq ascensions du Waseberg, un mur d’un peu moins d’un kilomètre (8,4 %).
Si ces accélérations à une quinzaine de kilomètres de l’arrivée ne lui ont pas permis de faire la différence, le «petit taureau» («Torito») a contribué à écrire le scénario du final : il a d’abord signé la fin d’une longue échappée de six coureurs, puis a involontairement placé Magnier en position favorable.
Après un temps d’hésitation, les équipiers du Français encore présents dans le groupe de tête ont alors assuré le train, jusqu’à le déposer aux 500 mètres. «Dans le dernier kilomètre, les gars m’ont placé dans une position parfaite pour lancer mon sprint», a lui-même résumé le Français.
Ni les Belges Arnaud De Lie et Milan Fretin ni l’Italien Filippo Fiorelli n’ont alors pu disputer la victoire à Magnier, troisième l’an dernier et premier Français à inscrire son nom au palmarès depuis Arnaud Démare en 2012. Les Luxembourgeois Alex Kirsch (Cofidis) et Kevin Geniets (Groupama-FDJ) se sont respectivement classés 31e (même temps que le vainqueur) et 49e à 30 secondes.