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Cet enseignant retraité donne des conseils aux jeunes professeurs des écoles


L’ancien professeur des écoles, Michel Montebello, invite les enseignants actuels et futurs enseignants à «effectuer un pas de côté». (Photo sébastien bonetti)

Professeur des écoles retraité, Michel Montebello, originaire de Longwy et aujourd’hui installé à Thionville, vient de sortir un ouvrage dans lequel il propose des réflexions et des conseils pour faire cours aujourd’hui. Tout en «faisant un pas de côté».

Comment redonner envie au sein d’une profession en grande difficulté ? C’est l’un des objectifs de Michel Montebello avec son livre Carnets de classe d’un instituteur frondeur , paru aux éditions Le Lys bleu. À l’intérieur, le natif de Longwy donne des idées pour stimuler les élèves ou encore pimenter les cours comme utiliser au maximum le jeu.

«J’aimais bien introduire du théâtre et axer ce que je faisais sur la lecture. On lisait ainsi des livres ensemble. Au fond de la pièce, je mettais à disposition des centaines de livres, journaux ou albums de bande dessinée sur une table. Et je racontais souvent des histoires ou des devinettes tirées d’un ouvrage. On peut initier un grand plaisir de cette façon», raconte l’ancien professeur des écoles.

Après l’École normale et une dizaine d’années comme remplaçant, le Thionvillois prend en charge une classe à Angevillers, avant de rentrer à l’école de Marspich à Hayange, qu’il ne quittera plus jusqu’à sa retraite en 2020. Une autre époque ? «Je voyais bien les écrans arriver et la différence avec mes débuts à la fin de ma carrière. Mais je continue à penser que c’est possible de proposer autre chose aux enfants. C’est certainement plus dur, d’autant qu’ils prennent l’exemple sur les parents, mais c’est faisable sans obliger ou imposer.»

Un «frondeur» aux convictions forgées sur le terrain

L’idée de Michel Montebello est d’inviter les enseignants à effectuer un pas de côté dans leur métier. «On est fonctionnaires. On doit donc obéir à certains ordres, certaines consignes. Mais on n’est pas coincés.» L’ancien enseignant se qualifie de «frondeur» avec des convictions forgées sur le terrain. «J’étais un peu en guerre avec l’administration. Je n’appliquais pas les méthodes que je ne trouvais pas bonnes. Un inspecteur m’a dit un jour que j’étais hors-la-loi. Je lui ai répondu que je ne bossais pas pour le ministère, mais dans l’intérêt des enfants. Et quand j’en recroise aujourd’hui dans la rue, la plupart me disent qu’ils se souviennent avec bonheur des mois passés avec moi. Ça me fait chaud au cœur.»

Celui qui affichait des pages de bandes dessinées sur les murs et «soignait le décor», la salle de classe, a lui aussi de bons souvenirs. «Cet aspect un peu résistant de ma personnalité vient peut-être de mes origines longoviciennes. Le Pays-Haut est luxuriant, contestataire, folklorique.» Des éléments qu’on retrouvera très certainement dans son prochain livre, «des petits textes indépendants sous forme de pensées».

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