La loi sur la réparation des objets aurait dû voir le jour le 31 juillet. Elle prévoit que les objets bénéficient d'une garantie étendue et de l'obligation de réparation du fabricant. Pas si simple.
Imaginez, un vendredi soir, en pleine canicule, votre réfrigérateur tombe en panne. Vous savez bien que pour des raisons écologiques, il serait préférable de faire appel à un réparateur et ainsi garder votre appareil encore quelques années.
Oui mais voilà : après quelques clics en ligne, la promesse d’un nouveau réfrigérateur livré le lendemain s’affiche, avec l’ancien repris dans la foulée. L’hésitation n’est que de courte durée, un nouveau frigidaire sera installé le samedi.
«Ni vu ni connu», commente Bob Schmitz, de l’Union luxembourgeoise des consommateurs (ULC) qui a vécu ce cas de figure la semaine dernière. Or c’est précisément contre ce type de réflexe – remplacer plutôt que réparer – que le Luxembourg, en transposant la directive européenne 2024/1799, entend lutter.
Extensions de garantie
Mais que contient exactement cette nouvelle loi? Elle promet aux consommateurs deux niveaux de protection. Le premier concerne la garantie légale, ces deux années qui suivent l’achat. Désormais, quand le consommateur choisira la réparation plutôt que le remplacement, la garantie sera prolongée de 12 mois.
Mais surtout, le délai pendant lequel un défaut est présumé exister «dès ...
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