Accueil | A la Une | Le Luxembourg, dixième meilleur pays pour les expatriés en 2026

Le Luxembourg, dixième meilleur pays pour les expatriés en 2026


Sans surprise, les expatriés du Luxembourg louent la gratuité des transports en commun. (Photo : archives lq/julien garroy)

Le Grand-Duché atteint le top 10 mondial du baromètre annuel d’Expat Insider. Ses salaires et sa sécurité de l’emploi séduisent, mais le coût du logement et la difficulté à nouer des liens locaux plombent.

Venus parfois de très loin, les expatriés sont-ils heureux d’avoir posé leurs valises au Luxembourg? Pour le savoir, InterNations, un réseau d’expatriés à travers le monde, mène chaque année depuis 2014 une enquête intitulée Expat Insider. Cinq grands indices sont passés au crible : le travail à l’étranger, la qualité de vie, les services essentiels, la facilité d’installation et les finances personnelles, l’idée étant de connaître le ressenti des personnes interrogées. La dernière en date, publiée depuis une dizaine de jours, a été effectuée du 1er février au 31 mars auprès de quelque 8 000 personnes de 162 nationalités différentes.

Le bilan du Grand-Duché est nettement positif. Le pays se classe au 10e rang sur 31 destinations. Quelque 76 % des expatriés se disent satisfaits de leur vie sur place, un score supérieur à la moyenne mondiale de 70 %. Et bien sûr, la grande force du pays est son marché du travail, sans équivalent. Il se hisse à la 4e place de l’indice «Travailler à l’étranger» et décroche la première position mondiale dans la sous-catégorie «salaire et sécurité de l’emploi».

Le pays arrive aussi en tête pour la satisfaction professionnelle globale. Et heureusement, puisque plus de la moitié des personnes interrogées déclarent s’être installées au Luxembourg principalement pour des raisons professionnelles. Les expatriés apprécient aussi la flexibilité (8e) et les horaires (12e) luxembourgeois : la semaine de travail à temps plein y est en moyenne plus courte d’une heure qu’ailleurs (41,1 heures contre 42,2).

Pas top la vie sociale

Côté cadre de vie, le Luxembourg se classe 10e de l’indice de qualité de vie. Il brille surtout par sa mobilité (3e), portée par une première place mondiale pour des transports publics abordables : 97 % des expatriés s’en déclarent satisfaits, un résultat logique depuis la gratuité des transports en commun instaurée en 2020. S’y ajoutent une deuxième place pour la sécurité et une huitième pour la santé.

La vie pratique suit la même pente favorable avec une 9e place à l’indice des services essentiels. Plus des trois quarts des expatriés trouvent aisé de gérer les démarches administratives, contre 38 % au niveau mondial, et 67 % estiment possible de se débrouiller sans parler la langue du pays.

Comme le résume une expatriée britannique citée dans l’enquête : «J’apprécie la qualité des parcs pour enfants, la gratuité des transports publics, l’excellent système de santé et les services rendus grâce aux impôts : c’est sûr, propre et bien géré.» Mais derrière ce résultat d’ensemble se dessine un pays de contrastes, excellent sur le terrain professionnel et sécuritaire, plus décevant sur le logement et la vie sociale.

Le pays ne se classe qu’au 19e rang de l’indice des finances personnelles, lourdement pénalisé par une 29e place pour le coût de la vie. Le logement inquiète davantage encore : le Luxembourg figure à l’avant-dernière place pour l’accessibilité financière et à la 28e pour la facilité à se loger.

Ces faits sont d’ailleurs bien connus : le coût de la vie constituait la principale appréhension avant le départ pour environ la moitié des personnes interrogées, le marché du logement inquiétant deux personnes sur cinq. Une fois sur place, une proportion supérieure à la moyenne des expatriés se disent malgré tout satisfaits de leur situation financière personnelle (68 % contre 55 %).

Une population de passage

Reste un dernier point de friction : la sociabilité. Le Luxembourg se classe 17e à l’indice de facilité d’installation, les expatriés peinant parfois à s’adapter à la culture locale. Un quart d’entre eux seulement trouve facile de se faire des amis luxembourgeois contre 39 % au niveau mondial. Le sentiment de se sentir chez soi n’arrive qu’au 25e rang.

De fait, la communauté expatriée structure l’essentiel de la vie sociale : 56 % des répondants indiquent que leurs amis sont surtout d’autres expatriés et 49 % affirment par ailleurs ignorer encore ses projets à long terme, signe d’une population de passage, explique l’étude. À noter encore que, selon les répondants, seule la Norvège offre de moins bonnes options de loisirs, et que le Luxembourg se classe bon dernier pour… son climat.

Si l’on regarde l’édition 2025, la comparaison est flatteuse : le Luxembourg gagnait alors la 18e place, sur un panel il est vrai plus large de 46 pays contre 31 cette année. Au-delà de ce simple bond de huit rangs, le Grand-Duché progresse sur l’ensemble des indices. Seule la qualité de vie recule légèrement, de la 5e à la 10e place.

Au classement général, le podium mondial est occupé par le Panama, en tête pour la troisième année consécutive, suivi du Mexique et de la Thaïlande. À l’autre extrémité, la Norvège ferme la marche, derrière l’Allemagne, la Turquie et le Royaume-Uni.

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.