À la veille du Jour du dépassement de la Terre, le collectif Votum Klima a mené ce mercredi une action symbolique à l’aéroport du Findel pour dénoncer l’impact climatique de l’expansion du trafic aérien.
Avec les records de chaleur et les feux qui brûlent à travers le monde, difficile de nier la réalité du réchauffement climatique. «Les dérèglements climatiques nous rappellent que l’humanité, et surtout sa partie la plus aisée, s’est envolée bien trop haut, et risque de connaître le sort d’Icare, perdant ses ailes et entamant une chute mortelle», a mis en garde ce mercredi Léonard Andersen du Citizens for Ecological Learning and Living (CELL), cité dans un communiqué.
À la veille du Jour du dépassement de la Terre, Votum Klima, collectif dont le CELL fait partie avec une quinzaine d’autres associations, a mené une action symbolique à l’aéroport du Findel pour dénoncer l’impact climatique de l’expansion du trafic aérien. Accompagnés de membres de Seniors for Climate, les militants ont détourné le tableau des départs de l’aéroport en y affichant des objectifs et réalités climatiques sous la forme de vols «programmés», «retardés» ou «annulés».

Tableau des départs. (Photo : votum klima)
«Le transport aérien fait partie des secteurs contribuant à l’effet de serre dans lesquels très peu a été entrepris pour réduire les émissions. À lui seul, le fret aérien représente une empreinte de 0,49 planète, une part considérable de l’empreinte écologique totale du Luxembourg, estimée entre 7 et 8 planètes», a ajouté Léonard Andersen.
Le jour du dépassement correspond à la date à partir de laquelle l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en un an. Or «le Luxembourg fait partie des pays les plus consommateurs de ressources par tête au monde», rappelle ainsi David Hoffmann, de l’ASTM. La preuve : cette année, le Jour du dépassement luxembourgeois est tombé le 17 février…
À travers cette action, le collectif critique les projets de développement du Findel – «planifier sa croissance, comme le fait la ministre de la Mobilité Yuriko Backes, c’est planifier une aggravation de la crise climatique», a dénoncé Léonard Andersen – et insiste sur les autres nuisances liées au trafic aérien, comme le bruit, la pollution ou l’augmentation du trafic routier généré par le fret.
Votum Klima demande au gouvernement de privilégier le développement d’alternatives, notamment ferroviaires, plutôt que de poursuivre l’essor du transport aérien.