Scène de violences, le 11 juillet dernier. Un couple s’en est violemment pris à sa voisine et sa fille. Ils écopent de prison ferme.
Il est 23 h, le 11 juillet dernier, quand les policiers sont appelés pour un différend de voisinage à Stiring-Wendel. Sur place, ils découvrent une femme au visage ensanglanté, et sa fille de 15 ans choquée.
Les auteurs, un couple d’origine serbe, présentés à la justice dans le cadre d’une comparution immédiate, jettent à peine un œil à la photo de leur victime, projetée sur l’écran du tribunal. Celle-ci est méconnaissable, les deux yeux tuméfiés, le nez cassé. Elle bénéficie d’une interruption totale de travail de sept jours.
La question du pourquoi
Reste à savoir pourquoi les violences ont commencé. Lors de son audition, la victime explique que ses voisins, qu’elle ne connaît que de vue, sont venus lui réclamer des cigarettes. Les deux prévenus nient, expliquant que c’est la victime qui les a attirés chez elle avant de les frapper, elle, et sa fille de 15 ans.
À la barre du tribunal, la femme et son compagnon se rejettent la balle, s’accusant mutuellement, tout en s’excusant d’avoir levé la main sur leur victime, en niant la violence des coups de poing infligés.
Des propos qui irritent Élodie Derlon, représentante du parquet. «Quelle fable! Je suis habituée à la mauvaise foi des prévenus, mais j’ai rarement entendu un tissu de mensonges aussi grossier», lance la procureure en demandant que les deux accusés ne soient pas remis en liberté.
Le tribunal suit en partie ses réquisitions. La femme, âgée de 23 ans, est condamnée à quatre mois de prison avec mandat de dépôt, peine qui pourra ensuite être aménagée sous bracelet électronique.
Son compagnon, Nebija, 27 ans, écope d’un an ferme avec maintien en détention; en situation irrégulière, il est condamné également à une interdiction définitive du territoire français.
Cécile Chambru
(Le Républicain lorrain)