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[Football] Encore miraculée, l’Argentine de Messi foudroie l’Égypte


En égalisant à 2-2, son huitième but de la compétition, Lionel Messi a relancé l'Argentine contre les Pharaons égyptiens. (Photo : afp)

MONDIAL-2026 Menée de deux buts dix minutes avant la fin du temps réglementaire, l’Argentine de Leo Messi, une nouvelle fois miraculée, a renversé mardi (3-2) en 8e de finale l’Égypte, tout proche de créer un immense exploit.

Son émotion dit tout : le héros argentin – porté en triomphe par ses coéquipiers – s’est vu si proche de la sortie qu’il s’est effondré en larmes au coup de sifflet final.Quatre jours après avoir tremblé en 16e face Petit Poucet cap-verdien, qui les avait poussé en prolongation (3-2), les Argentins, tenants du titre et parmi les favoris de ce Mondial, ont réussi une nouvelle fois à s’en sortir, évitant un échec retentissant.Les Argentins ont appris à souffrir dans cette compétition, c’est d’ailleurs leur marque de fabrique, et ce 8e de finale à Atlanta en est le meilleur exemple.

«Je suis vraiment très ému. Quel groupe de joueurs», a déclaré le sélectionneur Lionel Scaloni après ce match qui a basculé dans l’irrationnel.

En treize minutes, Messi et ses hommes ont réussi une improbable remontée pour se hisser en quart de finale, contre la Suisse ou la Colombie qui s’affrontaient plus tard mardi à Vancouver.

Alors qu’il avait manqué un pénalty en première période – son deuxième de cette édition et son quatrième au total en Coupe du monde – le génie de 39 ans est encore le personnage central de ce match totalement fou, qui a fini par une pluie de cartons jaunes contre le banc égyptien, fou de rage et désespéré par le scénario.

Shobeir, héros triste

«La Pulga» (la Puce) a d’abord servi un centre millimétré sur la tête de Cristian Romero qui a trompé Mostafa Shobeir (2-1, 79e), jusque-là héroïque après avoir repoussé un penalty et plusieurs têtes à bout portant.

Le n° 10 a ensuite surgi pour catapulter une demi-volée dans le but égyptien (2-2, 83e), son 8e but du Mondial, faisant entrer en transe un stade d’Atlanta garni de supporters argentins jusque-là refroidis par le score.

Dans le temps additionnel, l’Albiceleste a foudroyé les Pharaons sur un contre éclair conclu par Enzo Fernandez, sorti de nulle part pour délivrer ses coéquipiers d’une tête croisée (3-2, 90+2).

Gênés par la défense parfaitement organisée des Pharaons, les hommes de Lionel Scaloni ont une nouvelle fois prouvé qu’ils ont les nerfs solides, à défaut d’avoir un jeu parfaitement léché.

Dans une première période très animée, les Pharaons, qui ont longtemps touché du doigt le rêve d’un exploit gigantesque, avaient ouvert le score sur un centre conclu de la tête par Yasser Ibrahim (1-0, 15e), plongeant – déjà – les Argentins dans le doute.

Cinq minutes plus tard, Messi a manqué un penalty, avant de trouver un poteau sur un magnifique coup franc de plus de 30 mètres, comme si l’histoire ne tournait plus en sa faveur dans ce Mondial, où il a si souvent porté son équipe, avec 8 buts sur les 14 inscrits par l’Argentine.

Tout aussi tranchants en deuxième période, les Égyptiens ont puni les champions du monde sur un contre, mené par «Mo» Salah et conclu par Mostafa Zico (2-0, 67e), qui avait vu son but refusé moins de dix minutes auparavant pour une faute sifflée au début de l’action.

Mais, dotés d’un mental rare et portés par le refus de voir leur génie et idole les quitter par la petite porte, les Argentins ont trouvé les ressources pour briser le rêve des Pharaons et de «Mo» Salah.

La fête de l’Albiceleste devant les 68 000 supporters argentins a duré de longues minutes, et la route vers un nouveau sacre peut continuer.

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