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[Football] L’Espagne, sans éclat, pousse le Portugal et Ronaldo vers la sortie


(Photo : afp)

[Mondial-2026] L’entrant Mikel Merino s’est qualifié avec l’Espagne pour les quarts de finale du Mondial-2026 à la fin d’une affiche qui n’a pas tenu ses promesses de grand spectacle lundi contre le Portugal (1-0) de Cristiano Ronaldo, plus proche que jamais de la retraite internationale.

Le n° 7 légendaire de la Seleçao a fêté ses 41 ans sous le toit fermé du stade de Dallas, impuissant et isolé malgré le soutien très vocal de ses admirateurs, qui l’ont poussé et acclamé du début à la fin.

L’Espagne, longtemps prudente face à ce rival ibère qu’elle connaît si bien, a elle évité le traquenard grâce à Ferran Torres et Mikel Merino, tous deux sortis du banc pour redynamiser une attaque espagnole intermittente.

L’arbitre de touche venait tout juste d’annoncer la durée du temps additionnel quand l’ailier du FC Barcelone a glissé un ballon à ras de terre dans la surface vers le milieu d’Arsenal, plein de sang-froid pour crucifier Diogo Costa (90ᵉ + 1).

C’est un bien cruel épilogue pour le gardien de Porto, qui a éteint les premières mèches brûlantes en tout début de match et n’a pas eu grand-chose à faire ensuite.

C’est une triste fin, aussi, pour la légende portugaise Cristiano Ronaldo, au visage marqué par l’émotion après le coup de sifflet final.

Ambiance intime 

«La vérité, c’est que c’était ma dernière Coupe du monde, mais pour le reste, j’aurai le temps d’y réfléchir, d’être avec ma famille, de ne pas prendre de décisions à chaud et je vais continuer ma vie», a-t-il réagi ensuite devant des journalistes.

Le meilleur buteur et le plus capé des Portugais, jamais sacré en Coupe du monde, ne s’est procuré que de très rares occasions au soir de sa 233ᵉ sélection.

Le quintuple Ballon d’or a déclenché un tir puissant en coin (12ᵉ), puis une reprise moins appuyée, du bout du pied et dos au but, captée sans trop de frayeur par Unai Simon (37ᵉ), et c’est à peu près tout.

Faute de spectacle, il y avait une petite ambiance dans le grand stade d’Arlington, semble-t-il moins peuplé de supporters du Portugal et de l’Espagne que de fans de Ronaldo et Lamine Yamal, à en juger par le manque d’entrain pendant les hymnes et les clameurs appuyées à l’endroit des deux stars. Pourtant, ni l’un ni l’autre n’ont produit les étincelles attendues.

En première période, ils se font piquer la vedette par les deux gardiens, impériaux à chaque coup de chaud, et par l’hyperactivité de Nuno Mendes, infranchissable derrière et dangereux devant.

Le latéral gauche du Paris SG a globalement éteint Lamine Yamal, avec tranquillité et autorité. Et il a mis le feu en attaque par ses chevauchées, par ses centres et par son tir puissant, que le défenseur Pedro Porro a dévié de la tête sur la barre transversale (41ᵉ).

Nuno Mendes blessé

Malheureusement pour lui et son équipe, le jeune défenseur de 24 ans s’est blessé sur l’une des rares actions où l’ailier espagnol l’a pris de vitesse, et il a dû céder sa place avant l’heure de jeu.

L’Espagne a produit du jeu par éclipses, en intermittent d’un spectacle longtemps disponible en occasions franches.

La première demi-heure a pourtant été prometteuse grâce à Dani Olmo, pourvoyeur de bons ballons en profondeur vers Mikel Oyarzabal (9ᵉ) et Lamine Yamal, frustré par un joli tacle glissé de Renato Veiga (29ᵉ).

La Roja a aussi fait chauffer les gants de Diogo Costa deux fois dans la même action, sur une frappe de Lamine Yamal puis une autre, plus dangereuse, signée Alex Baena et écartée d’une belle parade principale opposée (16ᵉ).

Il a fallu attendre ensuite une petite éternité pour voir les Espagnols redevenir ambitieux dans le jeu. Il y a eu cette frappe de Pedri au-dessus (61ᵉ), ce coup franc direct de Lamine Yamal claqué en corner (73ᵉ) et ce tir de Dani Olmo intercepté d’un tacle par Ruben Dias (78ᵉ). La lumière est finalement venue du banc, l’une des richesses du Mondial.

«Si quelqu’un pense qu’on va avancer sans souffrir, il se trompe», a commenté le capitaine espagnol, Rodri. Mais «pour moi, l’équipe a montré une maturité très importante».

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