GP DE GRANDE-BRETAGNE Avantage Ferrari sur Mercedes : le Monégasque Charles Leclerc s’est imposé de manière éclatante dimanche, devant les deux enfants du pays, George Russell avec sa monoplace allemande et la superstar Lewis Hamilton avec l’autre monoplace italienne.
Parti en 2e position derrière Antonelli, le Monégasque a maîtrisé les 52 tours (306 km), gérant les arrêts au stand pour les pneumatiques et la complexité du pilotage des nouvelles F1 avec moteur hybride électrique et thermique.
Sa victoire survient après un début de saison difficile.
Leclerc a d’ailleurs souligné en conférence de presse que cela faisait «du bien» après des mois de «négativité» autour de ses contreperformances avec Ferrari, qu’il considère comme sa seconde «famille» et avec laquelle il vient de resigner pour plusieurs années.
Sa première place et la troisième d’Hamilton, devant des centaines de milliers de fans majoritairement acquis aux pilotes britanniques, est une bonne opération pour les voitures rouges italiennes.
L’écurie au Cheval cabré revient à 78 points derrière Mercedes, qui jouait presque à domicile puisque son usine est à dix kilomètres de Silverstone.
«Immenses félicitations à Charles pour ce super résultat pour l’équipe», qui «fait un boulot phénoménal», a salué Hamilton, qui brigue à 41 ans une 8e couronne mondiale, ce qui le placerait tout en haut de l’histoire de la F1.
Russell refait une partie de son retard
Entre les deux Ferrari, Russell refait un peu son retard sur son rival et coéquipier Antonelli, 16e et zéro point marqué à cause de problèmes aérodynamiques et d’une pénalité contre sa d’habitude très performante Mercedes au châssis et moteur maison.
Ce Grand Prix haletant s’est terminé avec la voiture de sécurité en raison d’une sortie de piste du Néerlandais Max Verstappen (Red Bull), qui a abandonné.
Pestant depuis des mois contre sa monoplace à moteur hybride, dont il déteste le pilotage à cause de la gestion de la batterie, le quatre fois champion du monde a juré dans sa radio : «Ça fait chier».
Son coéquipier, le jeune Français Isack Hadjar, termine à la 5e place, derrière le champion du monde en titre Lando Norris (McLaren), qui complète un trio de pilotes britanniques avec Russell 2e, Hamilton 3e et Norris 4e.
Tout le week-end, les Ferrari et les Mercedes se sont battues à coups de millièmes de secondes pour déterminer qui était la plus rapide lors de la course sprint, des essais et des qualifications.
Hamilton et Leclerc ne se faisaient pourtant pas trop d’illusions, même avec des améliorations moteur et châssis des Ferrari contre des Mercedes «phénoménales».
Russell, à la poursuite à 28 ans d’une première couronne mondiale, s’est estimé «malchanceux» à cause d’une «crevaison lente», puis «chanceux» sur la fin, sur ce long circuit (5,891 km) fait de grandes lignes droites et de courbes à pleine vitesse.
«Les Ferrari ont été très rapides», a-t-il reconnu.
«Alors, allons-y!», a lancé Russell pour le GP de Belgique le 19 juillet.
Côté français, outre Hadjar, Pierre Gasly (Alpine) décroche le dernier point avec la 10e place, et Esteban Ocon (Haas) termine 14e.
Les organisateurs de Silverstone ont compté plus d’un demi-million de spectateurs sur quatre jours de courses, de spectacles et de concerts par un temps radieux dans une ambiance ultrafestive.