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[Cyclisme] Une arrivée sans public


Contrairement au final de la 2e étape dans la côte de Montjuic, il n'y aura pas de public ce lundi en France. (Photo : afp)

L’arrivée dans l’Hexagone aura lieu sans public ce lundi, pour la 3e étape entre Granollers et Les Angles, en raison d’un incendie.

C’est dans un contexte très particulier que le maillot Jonas Vingegaard, le grand favori Tadej Pogacar et la pépite Paul Seixas vont pousser leurs premiers coups de pédale en France sur cette 113e édition. Car un «feu gigantesque», qui a parcouru plus de 1 600 hectares dans les Pyrénées-Orientales, a conduit les autorités, en concertation avec la direction du Tour, à prendre des mesures inédites.

Le public est «invité à ne pas se rendre aux abords du parcours ni sur le site de l’arrivée. C’est-à-dire que, et je regrette de devoir l’annoncer, ce sera – en France en tout cas – une étape du Tour de France sans public», a souligné lors d’une conférence de presse le préfet Pierre Regnault de la Mothe.

Le peloton doit entrer en France vers 16 h après avoir traversé Puigcerda, en Cerdagne, à une quarantaine de kilomètres des Angles, station catalane située à 1 650 m d’altitude. À partir de là, la caravane publicitaire ne circulera pas et «le dispositif sera limité au passage des seuls coureurs et des véhicules indispensables à l’organisation de l’épreuve», a ajouté le préfet.

La mesure constitue un crève-cœur pour les dizaines voire centaines de milliers de personnes souhaitant se rendre au bord des routes pour encourager leurs champions. «Mais on ne pouvait pas faire autrement et, très clairement, on n’avait pas envie de faire autrement. La première chose, c’est la protection des gens, bien évidemment», a déclaré le directeur du Tour Christian Prudhomme devant la presse à Barcelone, où est arrivé dimanche la deuxième étape.

«Nous sommes convenus (de ces mesures), au vu des conditions exceptionnelles et effroyables de l’incendie» et «on pense évidemment d’abord aux populations», a insisté Christian Prudhomme, en précisant avoir eu au téléphone «dans l’après-midi» le préfet des Pyrénées-Orientales.

Sur le plan purement sportif, rien ne change puisque le parcours est maintenu dans son intégralité, avec une première incursion dans les Pyrénées qui devrait intéresser les baroudeurs plus que les purs grimpeurs.

L’étape, longue de 195,9 km, propose pas mal de dénivelé (3 850 m) et quatre ascensions répertoriées. Mais la seule montée classée en première catégorie, le col de Toses (9,3 km à 6,5 %), est situé à plus de 70 km de l’arrivée. Le final se déroule essentiellement sur des plateaux d’altitude avec deux cols de troisième catégorie mais pas d’ascension très difficile.

«C’est une étape pour les baroudeurs. Et aussi une occasion pour un gros leader de se libérer de la contrainte du maillot jaune», expose Thierry Gouvenou.  Le profil du jour se prête de fait parfaitement à la formation d’une échappée et Gouvenou s’attend à une grosse bagarre pour s’y glisser.

À défaut d’être très dur, le final avec une bosse (1,7 km à 7 % de moyenne) menant aux Angles, est tout de même «usant» et ce sera «forcément un costaud qui va gagner», ajoute Gouvenou.

Départ à Granollers à 12 h 10, arrivée aux Angles à 17 h 08 (sur une moyenne de 41 km/h).

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