Le chanteur Elton John expose à Paris sa passion pour la photographie à travers 300 clichés tirés de sa collection constituée depuis plus de 30 ans.
Après avoir été montrée au Victoria & Albert Museum de Londres en 2024, une partie de la collection de photographies d’Elton John, comprenant portraits de célébrités, images de mode et photos de presse, est présentée jusqu’au 27 septembre au Jeu de Paume, à Paris. Réalisés entre 1950 et nos jours, les quelque 300 clichés de l’exposition rassemblent quelques-uns des noms les plus prestigieux de la discipline, parmi lesquels Nan Goldin, Diane Arbus ou Irving Penn.
Constituée avec son mari, le réalisateur et producteur David Furnish, cette collection a été débutée en 1991 par Elton John, alors qu’il venait d’achever une cure de désintoxication. «Le monde lui semble (alors) très différent», raconte Duncan Forbes, commissaire de l’exposition intitulée «Fragile beauté». «Il a toujours beaucoup été photographié, ce qu’il a probablement détesté. Désormais, il veut connaître davantage l’histoire de ce média», poursuit le commissaire.
Elvis, Nan Goldin, guerre à Gaza…
La collection de l’artiste de 79 ans compte actuellement plus de 7 000 photographies, dont 17 nouvelles acquisitions présentées à Paris. «Comme lorsque l’on écrit une chanson, il y a, quand on prend une photographie, un peu de chance et de hasard – quelque chose se produit au bon moment et il faut avoir l’intelligence d’appuyer sur le déclencheur», a synthétisé Elton John, cité par le musée parisien. Parmi les thèmes abordés dans l’exposition figurent la beauté et le désir masculin, largement explorés par le photographe Robert Mapplethorpe dans le contexte du mouvement pour les droits des homosexuels aux États-Unis, à partir des années 1970.
Outre des portraits, dont ceux d’Elvis Presley, des Beatles ou de Marilyn Monroe, le photojournalisme occupe aussi une place importante dans la collection, avec des clichés sur le mouvement des droits civiques aux États-Unis, les attentats du 11-Septembre ou encore la guerre en Ukraine et à Gaza. L’exposition met également à l’honneur l’Américaine Nan Goldin avec une installation monumentale de 149 photographies tirées de sa série Thanksgiving, présentée pour la première fois en France et qui parcourt 26 ans de la vie de l’artiste à travers des images intimes de ses proches.
Jusqu’au 27 septembre.
Jeu de Paume – Paris.