Michael McGrath, commissaire européen à la Démocratie, à la Justice et à l’État de droit, alerte sur les attaques hybrides visant les démocraties européennes. Face à ces menaces, l’UE renforce son action pour protéger la démocratie et consolider l’État de droit.
Michael McGrath : Nous observons de nombreuses bonnes pratiques, mais aussi des domaines où des progrès restent nécessaires. La Commission travaille avec les États membres dans un esprit de coopération et met son expertise à leur disposition, acquise grâce à notre vision d’ensemble des 27 États membres ainsi que des pays candidats à l’adhésion. La réalité est que ce processus ne sera jamais totalement achevé. Nous ne pourrons jamais affirmer avoir atteint un environnement parfait en matière d’État de droit, même dans des pays bien gouvernés et dotés d’institutions solides. Il y aura toujours des améliorations à apporter.
L’État de droit a-t-il figuré parmi les sujets abordés lors de vos réunions au Luxembourg, notamment avec la ministre de la Justice, Elisabeth Margue?
Oui. Nous avons notamment évoqué le rapport 2025 sur l’État de droit et les deux recommandations adressées au Luxembourg. J’ai également remercié la ministre pour le soutien constant du Luxembourg aux travaux de la Commission. Le Luxembourg est une voix forte en faveur de l’État de droit au sein de l’Union européenne. Enfin, nous avons abordé la proposition visant à renforcer le lien entre le respect de l’État de droit et l’accès aux financements européens. Je suis convaincu que le Luxembourg soutiendra cette approche.
Vous avez salué l’engagement du Luxembourg en faveur de l’État de droit. Comment évaluez-vous sa situation dans le Grand-Duché?
Je pense que le Grand-Duché est un ...
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