[MONDIAL-2026] Basée au Mexique, l’équipe d’Iran, en pleine guerre avec les États-Unis, a été privée de visas pour certains membres de son encadrement, alors qu’elle doit jouer en Californie et Seattle.
«M. Trump devrait répondre à cette question : si le manager et l’attaché de presse de l’équipe ne sont pas présents, qui est censé assister à la réunion de coordination d’avant-match?», s’est interrogé dans un entretien télévisé Amir Mahdi Alavi, porte-parole de la fédération, précisant qu’un courrier avait été envoyé à la FIFA.
La sélection iranienne devra, en outre, entrer et sortir des États-Unis le jour même de ses matches, a déclaré samedi à Tijuana l’ambassadeur iranien au Mexique, qui s’exprimait devant la presse avant l’arrivée de l’équipe plus tard dans la journée.
«Nous pouvons entrer dans la matinée et nous devons repartir le jour même», a-t-il affirmé selon une traduction officielle en espagnol du farsi.
Les joueurs aussi, sous conditions spéciales
Le porte-parole de la fédération avait pourtant indiqué auparavant que les joueurs, qui ont reçu des visas à entrées multiples, devaient arriver aux États-Unis un jour avant le premier match, et deux jours avant pour les rencontres suivantes.
L’Iran a été l’un des premiers pays qualifiés pour le Mondial, mais sa participation a été remise en question après le lancement de frappes israélo-américaines sur le pays le 28 février.
Les incertitudes quant à l’obtention de visas ont forcé la sélection à déplacer son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana. Mais ses trois rencontres de la phase de groupes sont prévues aux États-Unis : à Los Angeles le 15 juin face à la Nouvelle-Zélande et le 21 juin face à la Belgique, et le 26 juin à Seattle contre l’Égypte.