Après Robert Mitchum et Robert De Niro, c’est au tour de Javier Bardem d’incarner le terrifiant psychopathe de Cape Fear.
Javier Bardem s’est inspiré des bêtes sauvages pour incarner le tortionnaire sadique de Cape Fear (Les Nerfs à vif en VF), un rôle précédemment interprété au cinéma par Robert De Niro et Robert Mitchum, et qui revient désormais dans une série télévisée. «Il y a cette composante animale chez Max Cady», a déclaré l’acteur espagnol à propos de son personnage, avant la sortie du feuilleton ce vendredi sur Apple TV. «Mais il faut aussi que ce soit attirant, quelque chose dont on ne puisse pas détacher les yeux et qui, en même temps, puisse vous attaquer au moment où vous vous y attendez le moins», a ajouté le comédien de 57 ans.
Javier Bardem fait de Max Cady un «prédateur patient», a estimé sa partenaire à l’écran, Amy Adams. L’actrice de 51 ans incarne Anna Bowden qui, avec son mari Tom (Patrick Wilson) et leurs deux enfants, devient la cible de la fureur de Max Cady, des années après qu’il a été emprisonné pour le meurtre de sa propre épouse. Pour ce rôle, la comédienne s’est inspirée des actrices de l’âge d’or d’Hollywood. «Je reviens toujours un peu vers elles, dans la façon dont elles pouvaient marcher sur une ligne entre une féminité extrême et une volonté, une ténacité de roc», a-t-elle expliqué.
Rebondissements supplémentaires
L’intrigue de Cape Fear est tirée du roman The Executioners, publié en 1957 par John D. MacDonald. Il a déjà été adapté deux fois au cinéma : en 1962 par J. Lee Thompson, puis en 1991 avec un remake de Martin Scorsese qui a marqué les esprits. Ce dernier est d’ailleurs producteur exécutif, aux côtés de Steven Spielberg, de la nouvelle série créée par Nick Antosca. Passer d’un film de deux heures à une série de dix épisodes a permis à l’équipe de créer des rebondissements supplémentaires, dit-il. Parmi les nouveautés, la série fait du procès pour meurtre de Max Cady un élément central de l’histoire. Dans cette version, Anna Bowden est alors son avocate, et c’est lors de cette audience qu’elle rencontre un procureur appelé à devenir son mari.
«La vie de cette famille et son bonheur sont entièrement bâtis sur la souffrance de Max Cady. Ce n’est pas une figure incidente et oubliée de leur passé», a développé Nick Antosca. Cape Fear «raconte la destruction d’une famille qui se sent en sécurité par un monstre qui trouve des vulnérabilités invisibles sous la surface», poursuit le créateur de la série. Le format télévisé a aussi permis à la production de donner plus de profondeur au personnage, en prenant le temps de montrer l’évolution de sa rage. «Je voulais que le public puisse parfois sympathiser avec lui, et parfois en être terrifié», a confié Nick Antosca.
Cape Fear, de Nick Antosca.
Ce vendredi sur Apple TV.