C’est, un habitant excédé, qui a alerté la SPA de Thionville. Depuis des mois, les deux chiens d’un couple habitant rue Fournirue à Longwy-Bas sortent leurs animaux, durant la nuit, pour faire leurs besoins. Si bien que dans cette impasse, des kilos de déjections canines s’entassent devant le portail de l’école Notre-Dame.
«Trop, c’est trop, constate amèrement un jeune habitant de la rue en Fournirue à Longwy-Bas. Tu préviens les propriétaires des chiens une fois, puis deux, puis trois… Et rien ne bouge. C’est lassant. À présent, nous allons prendre ce souci à bras-le-corps». Est-ce une menace envers ce couple de locataires irrespectueux ? Non, pas vraiment. Simplement le ras-le-bol et l’exaspération des résidents qui vivent dans une rue qui se «détériore visuellement à cause du je-m’en-foutisme de quelques personnes irrespectueuses», relate-t-il.
L’affaire n’est pas nouvelle puisqu’elle remonte à 2025 où (déjà) ce citoyen avait envoyé un message en mairie de Longwy pour signaler que, tous les jours, des kilos de matière fécale (et de l’urine animale) s’entassaient au fond de leur impasse. Et plus précisément, devant le portail peint en noir, de l’école primaire (entrée des professeurs) de Notre-Dame : «Pour les enfants, le risque est malgré tout préoccupant parce qu’ils jouent dans la cour, touchent le sol, les murs, les grilles, le portail. Ensuite, ils mettent leurs mains dans leur bouche. Cette situation ne peut donc pas être considérée comme un simple problème de propreté ou d’incivilité. On parle ici d’hygiène et de santé publique dans un espace côtoyé par des enfants».
Il a appris récemment que «des propriétaires auraient déposé du poison, dans la rue, pour lutter contre la prolifération soudaine de rats». Le danger est monté d’un cran.
Maltraitance animale ? Une enquête est en cours
Outre les déjections canines, les résidants commencent à s’alarmer concernant la santé physique et mentale des deux chiens : «Les volets, de cette maison mitoyenne sont continuellement fermés. On n’entend rien. Les chiens (un labrador et un staff) sortiraient uniquement à la nuit tombée. Les bêtes se dirigent vers les grilles. Elles se soulagent puis rentrent dans l’habitation qui ne possède pas de jardin. Je suis affirmatif en mentionnant qu’elles ne sont jamais en promenade», constate le voisin.
Devant cet état de fait préoccupant, le lanceur d’alerte a téléphoné à la SPA de Thionville pour prévenir « d’une potentielle maltraitance sur des animaux, qui au vu de leur taille, ne voient jamais le jour ». Il note un va-et-vient de personnes dans cette habitation mais «ce n’est pas pour sortir les chiens», se tracasse l’homme sensible à la cause animale.
Contactée par téléphone, la SPA de Thionville confirme bien qu’une «enquête est en cours concernant les deux chiens» et qu’elle compte «se mobiliser rapidement». Joint vendredi 15 mai, le propriétaire de la maison n’a visiblement aucune information à communiquer sur ce dossier, si ce n’est que «le loyer est régulièrement payé par les occupants. De manière générale, je ne suis pas là à contrôler ce qu’ils font».
Le commissariat de police de Mont-Saint-Martin s’est saisi de l’affaire et a diligenté une enquête.
Réaction de la mairie
De son côté, Vincent Hamen, le maire de Longwy précise que «les personnes sont responsables de leurs animaux et doivent ramasser les excréments sous peine d’une forte amende». L’élu devait prendre attache avec la police municipale et les différents services concernés pour faire le point sur ce dossier.
Social Société
Chrystelle Théveno
(Le Républicain lorrain)