Les présidents des Parlements germanophones sont réunis depuis lundi au Luxembourg. Ils discutent notamment de la résilience de la démocratie.
C’est au château de Bourglinster que le président de la Chambre des députés, Claude Wiseler, a accueilli à tour de rôle Julia Klöckner, la présidente du Bundestag allemand; Manfred Kaufmann, le président du Landtag du Liechtenstein; Walter Rosenkranz, président du Conseil national autrichien; Patricia Creutz-Vilvoye, présidente du Parlement de la Communauté germanophone de Belgique, et Katja Christ, vice-présidente du Conseil national suisse.
Le premier jour des échanges à l’occasion de ce sommet des présidents des Parlements germanophones – organisé depuis 2016 – a porté sur le «Stress test des institutions démocratiques du Luxembourg» initié par la Chambre des députés.
«Nous avons dans le droit international un outil de garantie contre les dérives autoritaires, mais il doit être utilisé de manière juste par tous les acteurs concernés», a notamment souligné Claude Wiseler. Des garanties existeraient, mais leur efficacité dépendrait de la volonté des acteurs politiques de les activer et de leur capacité à agir à temps, avant qu’un régime autoritaire ne parvienne à les «neutraliser».
Les six présidents sont venus à la conclusion que la «démocratie ne peut plus être tenue pour acquise». «Une résilience sociétale est désormais nécessaire pour la défendre activement», soulignent-ils.
Le programme du sommet se poursuit ce mardi avec entre autres un échange sur la situation politique actuelle dans leurs pays respectifs ainsi qu’une audience auprès du Grand-Duc Guillaume.