La saison estivale n’a même pas commencé que certaines tensions apparaissent déjà dans le pays. Le long de la Moselle, par exemple, certains riverains n’en peuvent plus de voir affluer un public nombreux venu pour pique-niquer ou se détendre en famille. La place manque et ce flux de visiteurs provoque des nuisances (circulation, gestion des déchets, bruits…). Cela n’est pas nouveau. On se souvient des débordements qui ont marqué quelques étés autour du lac de la Haute-Sûre. Là encore, les autorités locales et nationales ont dû mettre en place des mesures et faire le nécessaire pour mettre de l’ordre autour de ces lieux naturels et de détente. Une chose est sûre : il y aura encore fort à faire à partir du mois de juin. Mais c’est ainsi, les petits bouts de nature bucoliques dans le pays sont tous victimes de leur succès et ce n’est pas près de s’arrêter quand on observe la courbe démographique du pays.
Eh oui, la population ne cesse d’augmenter et les lieux pour se mettre au vert n’augmentent pas de la même façon. Il va falloir s’y faire et trouver un modus operandi pour ne pas se marcher sur les pieds les week-ends lorsque le soleil se remettra à briller dans le ciel. Cela permettra aussi de mettre à l’épreuve le vivre-ensemble qui fait la richesse du pays. En plus de respecter les personnes qui vivent dans ces lieux et qui voient débouler de nouveaux voisins éphémères, il faudra aussi respecter les lieux naturels bien souvent déjà fragilisés. À chacun d’apporter sa pierre à l’édifice pour faire de ces endroits de repos des lieux de plaisir et de quiétude. Et cela, même si le civisme, selon certains, est passé de mode.
Espérons en tout cas qu’à l’avenir, les autorités ne décideront pas d’établir des jauges pour accéder à ces lieux, comme on peut le faire pour les places de stationnement disponibles dans les parkings relais situés aux quatre coins du pays. Ou pire, devoir réserver sa place ou son créneau horaire pour se balader en pleine nature ou simplement poser une serviette sur un coin de gazon. Ce serait terriblement déprimant.