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Prévisions d’inflation : l’index dès le mois de juin


Pour 2026, l'institut de statistiques prévoit une inflation annuelle de 2,5% à 4%. (Photo : Pixabay)

Le Statec a publié ses prévisions d’inflation et voit large : 2,5% en 2026, voire 4% en cas de conflit prolongé au Moyen-Orient. Avec un premier index dès le bulletin de salaire de juin, et l’hypothèse d’un nouveau relevé au troisième trimestre.

L’Institut national de la statistique et des études économiques du Grand-Duché de Luxembourg a livré ses prévisions d’inflation pour l’année 2026 sur fond de crise au Moyen-Orient, et les nouvelles ne sont pas bonnes. Le Statec a imaginé deux scénarios pour la suite des événements : le scénario le moins pessimiste prévoit que l’inflation au Luxembourg s’établirait à 2.5% en 2026 et 1.7% en 2027. Dans cette hypothèse, une première tranche indiciaire interviendrait finalement dès le mois de juin 2026 (après déclenchement en mai), suivie d’une seconde au deuxième trimestre 2027.

Destin lié au détroit d’Ormuz

Mais ces prévisions sont entourées d’une « incertitude exceptionnellement élevée », liée aux conséquences du conflit au Moyen-Orient. Si notamment le détroit d’Ormuz devait rester bloqué dans la durée, les répercussions de ce choc à l’ensemble des prix auront des conséquences sur l’inflation et les différentes tranches indiciaires. Les prévisions sur l’ensemble de l’année 2026 pourraient ainsi fluctuer dans une fourchette allant de 2,3% (en cas de désescalade rapide du conflit, scénario optimiste) et jusqu’à 4% (en cas de prolongation de la guerre). Dans ce dernier cas, une tranche supplémentaire serait déclenchée dès le troisième trimestre 2026.

Après les carburants, les prix alimentaires inquiètent

Le Statec indique que « le choc actuel reste pour l’instant concentré sur les produits pétroliers, avec des répercussions sur le gaz nettement plus limitées qu’en 2022 ». Des effets collatéraux sont toutefois attendus avec un décalage de plusieurs mois, notamment au travers d’une hausse des prix alimentaires. Les tarifs du gaz et le blocus du détroit ont en effet des conséquences directes sur l’approvisionnement en engrais et donc sur les coûts de production agricoles, ce qui pourrait participer à une augmentation de l’inflation alimentaire en 2027 (3.3% après 2.9% en 2026).

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