Remué par le départ de son chanteur et fondateur il y a deux ans, The Disliked a trouvé la parade en mettant son trompettiste au micro. Une petite révolution qui se concrétise sur cinq titres et sur scène samedi. Confidences.
Été 2024. The Disliked, groupe qui sème la fête et la fièvre punk au Luxembourg depuis 2002, se prépare à répéter dans son fief, à la Kulturfabrik. Moment choisi par son frontman, Raphael Dumont, présent depuis les débuts, pour faire ses adieux au collectif. Soudainement muet, le groupe garde le silence durant une grosse année avant de se présenter dans une nouvelle configuration : Ben Nilles, son souffle depuis 2009, avance d’un pas et prend le micro, sans quitter son cuivre. Après trois concerts «tests», la bande fait son retour avec l’EP The Zoo. Cédric Metz, son chef de file et guitariste historique, et le trompettiste racontent ce changement qui ouvrent de nouvelles perspectives.
The Disliked a connu des changements dans son histoire, mais perdre un membre fondateur, c’est différent. Était-ce un coup dur?
Cédric Metz : Oui. "Raph" était un moteur du groupe, et son visage. Mais voilà, il a voulu arrêter. Un groupe, ça prend du temps, de l’énergie, et il n’en avait plus à y consacrer. Alors, à une répétition, il a débarqué avec une bouteille de champagne et ces mots : "Les gars, pour moi, c’est fini maintenant!". Simple, direct.
Ben Nilles : C’était quand même déstabilisant. Un groupe, ça semble solide, mais quand un départ arrive, on n’est jamais vraiment préparé.
Justement, après plus de vingt ans d’existence, est-on tenté d'arrêter?
C. M. : Au départ, oui, car c’était un pilier du groupe. On y voyait un signe… Mais vite, tout le monde s’est ressaisi : d’un côté, on savait que, musicalement, il y avait ...
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