L'Association luxembourgeoise des journalistes professionnels (ALJP) a célébré son centenaire samedi 2 mai. Roger Infalt, l'une de ses figures, retrace l'évolution de l'association, de la convivialité à la défense de la liberté de la presse.
Dans l'ombre du grand public mais essentielle à sa profession, l'Association luxembourgeoise des journalistes professionnels (ALJP) a célébré sa centième année d'existence le 2 mai dernier. Organisé dans un restaurant de la capitale, l'évènement était l'occasion de revenir sur la riche histoire de l'organisation, des réunions dans les bars aux grands procès européens. Pour ce faire, qui de mieux que Roger Infalt, actuel vice-président de l'ALJP dont il a occupé la présidence pendant près 17 ans?
L’ALJP a célébré samedi ses 100 ans d’existence. Comment l'histoire a-t-elle débuté?
Roger Infalt : L’association est née le 7 novembre 1925 et son but était de réunir les journalistes pour fêter le saint patron, partir en voyage, se retrouver lors d’un repas ou pour organiser des sorties lors des Expositions universelles et des grandes foires.
Elle n'a pas directement été fondée pour défendre les intérêts des journalistes, c’était vraiment convivial au départ. La protection des droits a notamment débuté lorsque l’ALJP a eu la charge de distribuer les cartes de presse. C’est là que commence l’histoire publique de l’ALJP, ensuite renommée Association luxembourgeoise des journalistes (ALJ).
Malheureusement, on ne sait pas dire combien de journalistes étaient membres lors de la création, puisque nous n’avons pas les chiffres. L’association n’a jamais eu de véritable bureau. Quand je suis arrivé, nous faisions nos réunions dans les bistrots et les dossiers de l'association étaient dans un panier à linge que le secrétaire ramenait et ce panier, nous ne l’avons pas retrouvé. Mais je crois savoir qu’ils étaient entre 80 et 90 au début.
Quel était le but de ces premières cartes de presse?
Ce n’était pas vraiment une carte officielle, elle servait plutôt de preuve d'adhésion mais elle était quand même considérée comme crédible. Elle était quand même signée par le directeur du Service information et presse de l'État, le chef de la gendarmerie, le directeur de la police mais aussi le directeur des CFL, parce que la carte offrait une réduction de 50 % sur les tarifs ferroviaires.
Mis à part cela, le terme "journaliste" n’était pas protégé. C’est pour cela que lorsque le Conseil de presse a été créé en 1979 et qu’il a repris la distribution des cartes, le terme choisi ...
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