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Guerre au Moyen-Orient : des pourparlers toujours fragiles


Abbas Araghchi a rencontré samedi le chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir. (Photo : afp)

MOYEN-ORIENT Le ministre iranien des Affaires étrangères est revenu dimanche au Pakistan, dans le cadre des efforts diplomatiques pour une reprise des pourparlers de paix irano-américains.

Selon l’agence iranienne ISNA, Abbas Araghchi transmettra à ses interlocuteurs pakistanais – dont le pays est le principal médiateur entre Téhéran et Washington – les «positions et points de vue de l’Iran sur le cadre de tout accord visant à mettre fin complètement à la guerre». Arrivé vendredi soir à Islamabad, le chef de la diplomatie iranienne s’est entretenu samedi avec le puissant chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, et le Premier ministre, Shehbaz Sharif, avant de rallier Oman, où il s’est entretenu dimanche matin avec le sultan Haitham ben Tariq.

Donald Trump avait annulé samedi le déplacement prévu au Pakistan de son gendre, Jared Kushner, et son envoyé spécial, Steve Witkoff, les discussions pouvant très bien, selon lui, se tenir par téléphone. «Trop de temps perdu en déplacements, trop de travail! (…) Personne ne sait qui est aux commandes (NDLR : en Iran), y compris eux-mêmes», a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Des premières discussions irano-américaines s’étaient tenues il y a deux semaines à Islamabad, après un accord de cessez-le-feu dans le conflit qui a embrasé le Moyen-Orient, fait des milliers de morts surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l’économie mondiale. Mais toutes les tentatives de les poursuivre ont pour l’instant échoué face à la fermeté affichée par Washington et Téhéran.

Abbas Araghchi à Moscou

Déclenché par une attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février, le conflit bloque toujours le trafic maritime dans le stratégique détroit d’Ormuz, par où transitaient avant le conflit 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, et désormais soumis à un double blocus iranien et américain. Selon le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, «37 navires ont été redirigés depuis le début du blocus» américain des ports iraniens. Le commandement des forces armées iraniennes a menacé les États-Unis d’une réponse militaire, dénonçant des actes de «piraterie».

Sur le front libanais, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le Hezbollah pro-iranien se sont réciproquement accusés dimanche de violer la trêve, émaillée de violences, en vigueur depuis le 17 avril et dont Donald Trump a annoncé la prolongation. L’armée israélienne, qui a poursuivi dimanche ses frappes sur le sud du Liban, a annoncé avoir intercepté trois drones peu avant qu’ils ne franchissent la frontière israélienne. Le ministère libanais de la Santé a lui fait état de sept personnes tuées samedi par des frappes israéliennes.

Ce lundi, Abbas Araghchi rencontrera Vladimir Poutine à Moscou. Lors de sa visite, le ministre discutera avec «les responsables russes de la situation la plus récente des négociations, du cessez-le-feu et des développements liés, et présentera un rapport sur ces négociations aux responsables russes», a annoncé l’agence ISNA.

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