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Incendie en Lorraine : un couple sauve ses voisins


Le feu aurait pris au niveau d’un cumulus, au 2e étage de cet immeuble qui en compte quatre. (Photo : mairie d'hatrize)

L’incendie a pris tout le monde par surprise, dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 avril, à Hatrize, en Lorraine. Survenu dans un immeuble de quatre étages, il n’a fait miraculeusement aucun blessé.

À 2 h 15, samedi 4 avril, l’incendie a pris, depuis déjà quelques minutes, au deuxième étage d’un immeuble, au 12, rue de Lorraine, à Hatrize. Au même niveau, dans un appartement voisin, Julien*, 25 ans, dort profondément. C’est sa compagne, plus jeune de deux ans, qui le sort de son sommeil. «Eva était en larmes, se souvient-il. Elle hurlait qu’il y avait le feu. Elle avait entendu une explosion dans les canalisations des toilettes et, en même temps, un voisin crier.» La jeune femme, en sortant dans le couloir des communs, avait vu des flammes se dresser et un homme, sortir de son appartement, hagard. «C’est à ce moment qu’elle est venue me chercher. Je lui ai dit de quitter le bâtiment immédiatement.» Le jeune homme est policier, son réflexe est de venir en aide à ses voisins.

Il fonce sonner aux interphones. Sur son passage, il voit son voisin «prostré dans les escaliers de secours. Il avait un téléphone en main mais j’ai préféré appeler, moi aussi, les pompiers; je me sentais plus calme pour donner les informations». Tout en gardant les secours en ligne, il multiplie les allers-retours dans les étages. C’est d’ailleurs dans les escaliers qu’il retombe sur… sa compagne! «Au final, elle n’était pas sortie mais avait été tout de suite au 3pour donner l’alerte.»

«Là, c’était irrespirable»

Une fois dehors, Julien remarque qu’il reste des personnes dans le bâtiment : «Nos voisins de palier, deux jeunes. Ils s’étaient mis à la fenêtre et disaient ne plus pouvoir sortir, à cause de la fumée. On leur a dit de refermer, pour ne pas faire appel d’air.» Mais le policier ne peut se résoudre à attendre les pompiers, craignant pour leurs vies.

Il retourne dans le bâtiment. «Là, c’était devenu irrespirable. J’ai dû me mettre plusieurs fois accroupi, j’essayais de respirer calmement. Je les ai vus, vers le milieu du couloir, dans la fumée noire, très épaisse. Je les ai guidés jusqu’à la sortie.»

Julien et Eva ont, aujourd’hui, pu regagner leur appartement. Il est abîmé, «mais ce n’est rien par rapport à d’autres». Là encore, ils pensent plutôt à leurs voisins.

* Les prénoms ont été modifiés à la demande des témoins.

Marie Koenig
(Le Républicain lorrain)

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