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L’espoir en marche

Samedi, une marche pour la paix a réuni plusieurs centaines de personnes dans le centre de la capitale. De nombreux drapeaux flottaient au vent lors de cette manifestation organisée par la Friddensplattform. Le rendez-vous a lieu chaque week-end de Pâques pour ouvrir les yeux de la population sur les conflits qui ensanglantent le monde. Mais cette dernière n’est que trop bien informée sur les affrontements qui embrasent la planète. Ukraine, Israël, Gaza, Liban, guerre en Iran et dans le Golfe, pays d’Afrique, comme le Soudan dévasté par la guerre civile, menace djihadiste, comme au Mali, au Burkina Faso ou au Niger, conflits territoriaux, comme entre le Pakistan et l’Afghanistan ou entre le Cambodge et la Thaïlande, menaces d’un règlement des différends par les armes au lieu de passer par la diplomatie en Asie (Taïwan, Corée)… La liste semble interminable.

Le basculement dans le XXIe siècle devait annoncer un monde nouveau, plus stable, soumis à moins de divisions et surtout de tensions avec la fin du bloc soviétique et la mise en veille de l’antagonisme Est-Ouest. On pensait alors que le risque de conflit, notamment nucléaire, allait s’éloigner pour de bon. Cet instant d’espérance n’a pas duré longtemps. Le point de bascule a eu lieu le 11 septembre 2001 et, depuis, les chocs militaires ou terroristes se sont multipliés. Nos sociétés sont plus que jamais bousculées par la violence. Les crises mondiales ont imprimé leurs marques dans nos territoires également. L’Europe n’est pas une île et le continent a dû faire, par exemple, au mieux pour accueillir les flots de réfugiés venus du Proche-Orient déchiré (Syrie, Irak…), mais aussi de l’Ukraine, qui a rejoint en 2022 la liste, déjà longue, des pays dévastés par les bombardements et les appétits guerriers de quelques autocrates avides de gloire.

Samedi, des centaines de personnes ont donc, encore et toujours, marché pour la paix. Elles ont eu raison : il ne faut jamais abandonner l’espoir d’une planète plus juste et surtout débarrassée du fracas de la guerre. Et ne disons jamais que cela n’est qu’une utopie.

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